L’apprentissage mobile : passage à Ludovia

Il faut être mobile, curieux, cosmopolite. La rigidité, autrefois pôle de stabilité, est devenue mortelle.
(Cédric Bannel)

Un deuxième passage à Ludovia a donné lieu à de nouvelles expériences, notamment la participation à une table ronde et une série de quatre vidéoclips enregistrés avec Jacques Cool, l’autre représentant de la francophonie canadienne. Jacques et moi reproduisons ici le premier texte à quatre mains de cette série, sur le thème de l’apprentissage mobile. L’article est tiré de Ludovia.

De tout temps, l’apprentissage a été mobile. Tous deux dans la nature de l’homme, voire nécessaires à sa survie, la mobilité et l’apprentissage sont intimement liés. Le cerveau est le fruit de sa capacité à interagir avec l’environnement, et par conséquent de l’aptitude à apprendre en fonction du lieu. Cela explique pourquoi le contexte s’avère un facteur si déterminant de l’apprentissage.

L’histoire du savoir tend à la mobilité, du papier à l’imprimerie, jusqu’aux réseaux numériques. Le livre — et particulièrement le livre de poche — a longtemps constitué le principal instrument de mobile learning. Après plus d’un millénaire du livre, l’évolution devait inévitablement mener à une autre révolution de l’information, à laquelle nous assistons, en temps réel, depuis l’avènement d’Internet. Le code binaire, ce nouvel alphabet, offre des possibilités insoupçonnées non seulement de communication, mais de création. À la lumière d’un bouleversement si éclatant, l’absence de dispositif mobile nous rend captifs d’un savoir que l’on peut en quelque sorte qualifier d’immobile, c’est-à-dire figé dans le lieu où il est consigné. Le papier n’a fait qu’alléger la pierre.

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Injonction pour museler une blogueuse

govesilenceL’idée qu’un autre monde est possible est quand même plus stimulante que l’injonction de se résigner au désordre des choses! (Ségolène Royal)

Mise en garde : Le contenu de ce billet est sujet à caution. Le lecteur est prié de tenir compte des mises à jour, au bas du billet, ainsi que des commentaires.

Les blogueurs sont de tout acabit. Leur unanimité tient uniquement à la défense de la liberté d’expression. Naguère, ils faisaient corps pour porter secours à l’un des leurs. L’avenir nous dira si ce flambeau est toujours haut porté. Il y eut bien quelques remous dans la twittosphère à l’annonce d’une injonction de non-publication à l’endroit d’une blogueuse, mais en l’absence des faits on retenait son jugement. Toutefois, quelques gazouillis ne sauraient faire trembler un rugissement.

Depuis quelques jours, je suis avec intérêt la mésaventure de Marielle Potvin, l’auteure et animatrice du blogue Math et Mots. Récemment, on lui a servi une injonction l’enjoignant de ne plus communiquer avec son lectorat « par le biais de ce blogue ou par toute autre forme de communication. » [désaccord]

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Les adolescents bougent moins que les enfants

PearlsteinNudeExerciseBall.jpgEst-ce vieillir, prendre une forme et ne plus bouger? (Jean-Claude Clari)

Le charme d’un bambin qui s’amuse réside non dans la rougeur des joues, mais dans son insouciante énergie. Cette énergie disparaît souvent dans la chrysalide de l’adolescence. Une étude longitudinale publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) indique qu’un enfant de 9 ans consacre en moyenne trois heures par jour à de l’activité physique, mais quatre fois moins à l’âge de 15 ans, soit seulement 49 minutes en semaine et 30 minutes le week-end (New York Times : As Children Grow, Activity Quickly Slows).

Au total, les garçons font plus d’exercice que les filles. Le début du secondaire semble un moment critique alors que les jeunes passent sous la barre des 60 minutes. Notons que l’absence de récréation au secondaire diminue le temps d’exercice. 30 minutes par jour, ce n’est quand même pas une bagatelle; il faut compenser par une augmentation du temps dévolu à l’éducation physique.

L’étude ne cherche pas à identifier les causes de la diminution de l’activité physique. C’est effectivement un terrain glissant. Néanmoins, j’aurais bien aimé avoir quelque indication de la part de l’inné dans cette léthargie de l’adolescence, dans la mesure où celle-ci existe réellement, ce que contestent certains psychologues, dont Robert Epstein. Peut-être témoigne-t-elle seulement d’une réaction contre une société qui les tient en laisse.

En marge de cette observation, je veux aussi signaler une nouvelle inquiétante selon laquelle « le nombre d’ordonnances de Prozac a triplé en cinq ans chez les adolescents québécois » (La Presse : Le Prozac en hausse chez les ados). Quoique le nombre de cas soit encore restreint (1,3 %), le phénomène dénote notre penchant pour les solutions faciles et l’efficacité des pharmaceutiques.


(Image thématique : Nude with Exercise Ball, Neon Mickey Mouse and Diamond Patterned Cloth, par Philip Pearlstein)


Par ricochet :
Les effets de l’exercice sur le cerveau
L’exercice physique augmente la neurogenèse
Les écoles en tant que facteur d’obésité
Un corps sain pour un esprit sain

Accélération de l'évolution : le futur se rapproche

FlanaganAcceleration.jpgLa jeunesse est le temps des accélérations.
(Jean-François Somain)

Les tenants de l’éducation aux connaissances semblent ignorer les profonds bouleversements qui se préparent. Leur « priorité aux connaissances » reflète la nostalgie d’un intellectualisme idéalisé. Or, deux articles du New York Times soulignent l’ampleur des changements à l’horizon. Le premier, The Future Is Now? Pretty Soon, at Least, traite des imminentes percées annoncées par Ray Kurzweil, futurologiste réputé et fondateur de Kurzsweil Technologies, notamment au regard de la longévité et de l’énergie solaire.

Mais je retiens surtout un article connexe qui contient deux graphiques saisissants des travaux de Kurzweil (TierneyLab : Does Evolution Go Fast-Forward?). Le premier, Countdown to Singularity, illustre l’accélération de l’évolution, une étonnante représentation visuelle du phénomène (cliquez sur l’image pour un agrandissement).

CountdownSingularity.jpg


L’autre graphique, encore plus saisissant, trace l’évolution exponentielle de la puissante de traitement de l’ordinateur, la source d’un des plus remarquables passages du fameux vidéoclip Did You Know? (version française).

ExponentialGrowthComputingS.jpg


Dans ce contexte, le transfert de connaissances et de culture, aussi important soit-il, ne saurait suffire. Il faut également faire une large part à l’incroyable capacité de synthèse de l’apprenant. Comme une réaction en chaîne, la compétence à apprendre est exponentiellement gage des connaissances et des habiletés futures. L’apprentissage au changement s’avère dorénavant tout aussi essentiel que la connaissance du passé.

Si je puis aussi faire une prédiction, le pays qui, le premier, osera libérer toute la capacité cérébrale de ses enfants dominera l’indice de développement humain. Ainsi, nous nous dirigeons vers une économie de l’apprentissage. Collectivement, nous devons y investir ressources, recherche et éthique.

Mise à jour, 10 janvier 2010 | Puisque l’environnement nous façonne dans une certaine mesure, particulièrement en bas âge en raison de la capacité d’adaptation, il y a fort à parier que l’accélération technologique ait des conséquences sur les écarts générationnels. Les chercheurs commencent au phénomène, comme le rapporte un excellent article du New York Times : The Children of Cyberspace: Old Fogies by Their 20s.


(Image thématique : Acceleration, par Chris Flanagan)


Par ricochet :
Réforme ou évolution de éducation ?
L’éducation de l’I-génération
L’école d’hier et de demain

Le tiers des ados en ligne victimes de cyberbullying

HallawellViolence.jpgLa non-violence est la loi de notre espèce tout comme la violence est la loi de l’animal. (Mohandas Gandhi)

Il y a de ces coïncidences qui brûlent. De retour à l’école après une longue absence, j’apprends que le principal problème cette année fut l’intimidation et le harcèlement, tant en ligne qu’en chair et en os. Et c’est un Programme d’éducation internationale, fréquenté par des élèves triés sur le volet! Aujourd’hui, un rapport Pew Internet révèle que le tiers des adolescents disent avoir été victime de cyberintimidation, mais qu’ils considèrent le danger encore plus grand dans la réalité (CNet : Study: ‘Cyberbulling’ hits one third of teens). C’est un véritable fléau.

On ne peut pas continuer à abandonner ainsi les jeunes à la violence. Le fait que le bullying mine la réussite scolaire est la moindre des raisons (American Psychological Association : Peer Exclusion Among Children Results in Reduced Classroom Participation and Academic Achievement). C’est le droit à la sécurité et au respect qui est en cause, sur le plan individuel, et le tissu social sur le plan collectif.

Le phénomène est certainement très complexe. Avant de chercher des solutions, il faut identifier les causes, d’abord pour endiguer le problème à la source. Plusieurs facteurs concourent à exacerber le bullying, à des degrés variables et selon les individus. Les parents, certes, jouent un rôle important (By Parents For Parents : What Causes Bullies?), tout comme la culture et le milieu scolaire (Weinhold, B. K. [2000] Uncovering the hidden causes of bullying and school violence. Counseling and Human Development). Ne serait-ce qu’en tolérant les injures, l’école cautionne l’intimidation (BBC : Name-calling ‘worst form of bullying’).

J’ignore jusqu’où va la responsabilité légale de l’école en matière d’intimidation en ligne, considérant que les offenses sont généralement perpétrées hors du contexte scolaire (sauf s’il s’agit d’un blogue scolaire). Quoi qu’il en soit, elle a une responsabilité citoyenne d’intervenir, en plus de son mandat éducatif. Devant un phénomène de cette envergure, elle ne peut pas continuellement refiler le problème aux parents. Il n’est pas nécessaire non plus d’attendre que les gouvernements s’en mêlent, comme l’ont fait récemment l’Ontario (CityNews : Cyber-Bullying Law Introduced in Ontario) et certains États américains (eSchool News : States seek laws to curb eBullying).

L’école ne serait pas si violente si elle cultivait la coopération avant la compétition. Les bollés ne survivent pas tous à la loi de la jungle. Les plus vulnérables se suicident, d’autres cherchent à fuir (The Guardian : Home schooling ‘triples in eight years’; New York Times : Help for the Child Who Says No to School). Cela fait des gestionnaires et des éducateurs des complices.

Paradoxalement, les élèves doués pourraient tant aider leurs camarades. Si seulement on pouvait se débarrasser de ces foutues notes qui sèment la jalousie. Ne nous leurrons pas : le système scolaire est d’abord et avant tout une curée pour les notes. Certaines formes d’évaluation sont indispensables, mais trop de sel gâte la sauce, tout comme il avive les plaies.

Voici quelques ressources que je mets en réserve pour traiter du sujet à l’automne avec les élèves :

Études et articles :

(Image thématique : Violence, par Philip Hallawell)


Par ricochet :
Un blog thématique sur l’intimidation
Étude sur les causes de l’intimidation
Ressources contre l’intimidation en ligne
La violence à l’école
L’école : un milieu violent
Étude: comment contrer le bullying
Les 5 grands risques internet pour les enfants
La technologie de la violence

La technologie de la violence

HauserMachineAge.jpgIl est hélas devenu évident aujourd’hui que notre technologie a dépassé notre humanité. (Albert Einstein)

Toronto est sous le choc après qu’un jeune se soit introduit dans une école pour tuer un élève avec une arme de poing (Cyberpresse : Fusillade mortelle dans une école de Toronto). La ville, par ailleurs, semble envahie par les armes à feu (National Post : Toronto is a city of guns, councillor says). Faut-il s’en étonner dans une jungle urbaine où un pistole s’obtient au prix d’un iPod, à proximité de nos voisins du sud qui les dispensent comme ils vendent des autos. Le Québec, comme nous savons trop bien, n’est pas à l’abri des armes à feu. De fait, nous nous entourons de technologies qui sèment la violence.

L’artificiel est foncièrement une dénaturation, une violence en soi dans la mesure où ce changement rompt l’équilibre entre l’être et l’environnement. L’Homo faber est le champion incontestable de la fabrication d’objets pour faciliter son rapport à l’environnement. Par cette faculté, il s’est élevé au sommet de la chaîne alimentaire, le grand mammifère le plus répandu de la planète. D’un point de vue anthropocentrique, l’Homme retire de la technologie des bénéfices immenses, jusqu’au moment où celle-ci se retourne contre lui (armement, réchauffement climatique, etc.).

La violence faite à la nature n’est pas le seul danger qui guette l’Homme. Certains produits de la technologie sont intrinsèquement dangereux, en ce qu’on leur confère une puissance capable d’enlever la vie d’une seule convulsion de l’esprit. L’automobile et les armes à feu en sont les exemples les plus évidents. Mais il y a aussi un degré de violence dans tous les petits objets que nous créons et qui, quoique bénéfiques, nous affaiblissent dans la dépendance au confort. Il reste que l’Homme est un être créatif, par conséquent technologique, et qu’il serait fallacieux de le considérer autrement que par ce qui le caractérise.

Je crois utile, toutefois, de distinguer les inventions qui contribuent volontairement à hausser la qualité de la vie, telle l’aspirine, de celles qui ont le pouvoir de l’amoindrir chez autrui, comme une arme à feu. C’est d’ailleurs pourquoi celles-ci doivent être légiféré. Néanmoins, la plupart d’entre elles ont d’abord été créées pour faciliter l’existence. L’automobile a largement amélioré la vie des individus, mais demeure néanmoins l’une des principales causes accidentelles de décès. Au nom de la liberté, on ne remet pas en question la logique d’autoriser des bolides sur la voie publique, comme si la liberté était une chose absolue, ou que le droit de voter était un laissez-passer à l’ineptie.

Les nouvelles technologies de la communication ne font pas exception. Leur potentiel est tel qu’on n’hésite pas à les confier à des enfants. Malheureusement, leurs avantages sont assombris par les écarts de conduite de quelques-uns, tant jeunes (cyberbullying) qu’adultes (pédophilie), qui en utilisent le mauvais tranchant. Les jeunes surtout, eux qui baignent dans les nouvelles technologies avant l’âge de la raison, sont facilement enclins à déverser leurs frustrations dans Internet sans réaliser l’indélébilité de leurs attaques. Des écoles n’ont d’autre choix que de réagir légalement (BBC : Students criticise staff on net); j’ai même dû intervenir ce matin pour rappeler à une élève le côté éthique des évaluations en ligne.

Immanquablement, la réaction des autorités est de resserrer les mesures de contrôle, de plus en plus par des moyens technologiques. Le gouvernement veut installer des radars photo sur les routes (Le Soleil : Un autre pas vers les radars photo), le RTC envisage d’installer des caméras de surveillance dans les autobus de la ville de Québec (Le Soleil : Des caméras dans les bus), les chauffeurs d’autobus scolaires réclament eux aussi des caméras (Le Soleil : Du calme, vous êtes filmés !), tout comme les autorités municipales de Toronto (Globe and Mail : Beef up surveillance now, school trustees urge). Tout le monde n’en a plus que pour les technologies de surveillance. Il ne suffit pas que les écoles censurent Internet. Personne ne semble voir que l’excès de technologie à des fins de sécurité constitue une menace plus grave que le problème visé, le remède pire que le mal.

Il y a un réel danger à contrer la technologie par la technologie. C’est une spirale qui nous asservit immanquablement. Il faut se garder de sacrifier la liberté au profit de la sécurité. Surtout la sécurité confiée à l’autorité des gouvernements. Il y a une ligne que je ne suis pas disposé à franchir, celle qui incombe à chaque individu d’assumer son rôle de citoyen et d’élever la voix pour dénoncer les écarts de conduire dans la communauté. Ou bien on s’en charge, ou on accepte d’en confier la responsabilité aux gouvernements. Inévitablement, c’est tendre à la coercition et à l’uniformité.

La vie a toujours comporté une part de risque. Le risque, par ailleurs, est inhérent à la créativité. On peut même avancer que la vie est l’adaptation au danger. Si nous nous définissons par l’usage de nos technologies, il revient à l’école d’y préparer les élèves, principalement dans la quête de sens et la délimitation du risque. Éliminer tout danger équivaut à dénaturer l’Homme en contraignant graduellement les limites de la liberté, jusqu’à l’étouffement. D’un point de vue social, il n’y a pas de pire violence.

Mise à jour, 6 juin 2007 | Dave Pollard se penche également sur le rapport de l’homme à la technologie (How to Save the World : The Thing about Technology). Un excellent texte dans lequel il défend la thèse selon laquelle la technologie crée éventuellement des problèmes insoupçonnés.

Mise à jour, 16 octobre 2007 | La recherche d’un professeur de l’Université de Montréal indique que les enfants ont des comportements plus violents que les adultes parce qu’ils n’ont pas encore appris les conséquences des gestes agressifs (BBC : Young ‘more iolent than adults’). Ceci laisse croire que le cyberbullying dont font preuve les adolescents est également la conséquence d’un manque de maturité.


(Image thématique : Machine Age, par Iris Hauser)


Par ricochet :
L’intimidation et les blogs
Les ados, les blogs, et les bêtises
La violence scolaire institutionnalisée
La violence à l’école
L’école : un milieu violent
Le Web des cons : insultes et menaces de mort
Élèves suspendus pour un site hargneux

Internet, c’est aussi la vraie vie (École et société)

Effets néfastes des médias sur les jeunes

Les médias électroniques, incluant Internet, ont des effets plus néfastes sur la santé des enfants et des adolescents qu’on ne le croyait. Un imposant dossier de la revue Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine jette un regard plutôt sombre sur la capacité des jeunes à s’adapter au bombardement des médias (Fox News : Media Exposure Linked to Child, Teen Health, Behavior Problems).

À la lecture du reportage, Fernette et Brock Eide résument ainsi les ravages de la télévision :

  • la télé en solitaire : moins de temps passé avec les amis
  • la violence à la télé : plus d’agressivité chez les jeunes
  • la télé (même éducative) chez les enfants du préscolaire : excès de poids
  • plus de télé : sexualité précoce
  • plus de télé : plus faible probabilité d’obtenir un diplôme universitaire
  • la télé dans la chambre : performance inférieure en mathématiques, lecture, et langue dès la 3e année
  • Quoique la chaîne Fox News aime donner dans le sensationnalisme, voici néanmoins les faits saillants de son reportage sur trois des articles du dossier publié dans Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine :

    From obesity and social isolation to early sexual initiation and aggressive and violent behavior, 15 new studies link exposure to media images with a broad range of negative health, behavior and lifestyle issues in children and teens.

    The studies found that the harm begins early in the preschool years and continues through adolescence.

    Electronic media « are among the most profound influences on children in this country » and that « this intersects with many other issues that are critically important to child health, including violence, obesity, tobacco/alcohol use, and risky sexual behaviors. »

    Those who watched more than two hours of television a day were 35 percent more likely to have had sex.

    If sex-disapproving parents didn’t monitor their teens’ TV viewing, more than two hours a day of TV upped a teen’s odds of sexual initiation by 250 percent.

    The more time kids spend watching violent TV programs, the less time they spend with their friends. This isn’t true for nonviolent programs.

    The more time kids spend watching TV with friends, the more time they spend doing other things with their friends.

    Violent TV programs are known to make kids more aggressive. When kids watch violent TV by themselves, their aggressive behavior makes it harder for them to have friends. So what do they do? They watch more TV — becoming even more socially isolated, and even angrier. [...] This may be where many bullies are born.

    3-year-olds were three times more likely to be overweight if they spent two or more hours a day in a room with a TV on.


    Par ricochet :
    Facteurs de réussite scolaire
    Les technologies comme facteur d’obésité
    De l’agressivité des enfants québécois
    Les TIC et l’émancipation sexuelle
    La télévision n’affaiblit pas les résultats ; oui, mais…
    Pas de télé pour les bébés

    L'apprentissage informel

    On sous-estime l’importance de l’apprentissage informel en éducation, c’est-à-dire tout ce que nous enregistrons en dehors du formalisme des institutions scolaires et consolidé par socioconstructivisme. Certains fixent à 75 % le taux des apprentissages qui sont faits à l’intérieur du milieu de travail, à l’écart d’un cadre formel de formation. Marcia L. Conner fait une excellente synthèse de cette forme d’apprentissage, avec graphiques et bibliographie à l’appui, dans Informal Learning.

    J’y vois une raison additionnelle d’accorder aux élèves plus de liberté dans la découverte du monde. Cela ne signifie pas pour autant de les encourager à la fainéantise. La jeunesse est trop vite passée, et le temps d’apprentissage trop précieux, pour les abandonner à leur sort. Il s’agit plutôt de stimuler leur curiosité en les plaçant dans un environnement riche en affordances. Du coup, les bibliothèques sont des endroits tout indiqués, et quasi désertés de nos jours, pour faire des découvertes inusitées.


    Par ricochet :
    La part de l’informel dans l’apprentissage
    Apologie de l’incertitude
    Une petite place pour le hasard

    Papiers quadrillés et isométriques

    Comme je sais qu’il y a des profs de math et de sciences à l’écoute, que j’estime beaucoup d’ailleurs, voici une ressource qu’ils voudront sans doute communiquer à leurs élèves : divers formats de papier quadrillé et isométrique, libres de droits, incluant un générateur d’échelle pour certains. Par la même occasion, pourquoi ne pas leur refiler cette page de calendriers (offerte en 13 langues).

    Évaluation élitiste

    Pendant que nous apprenons à faire de l’évaluation critériée, les Anglais songent sérieusement à créer des niveaux de performance A+ et A++ pour faciliter le tri des élèves pour l’accès à l’université (BBC: A++ grade ‘helps private schools’). Just Another Brick in the Wall.