Le bullying par les enseignants

Est-il possible que tant d’enseignants harcèlent des élèves ? La revue The International Journal of Social Psychiatry a publié une enquête selon laquelle près de la moitié des enseignants du primaire admettent avoir harcelé des élèves (Menninger : Nearly half of elementary school teachers admit to bullying). Malheureusement, l’article ne définit pas bullying. Mais peu importe la définition qu’on y prête, l’intimidation délibérée des élèves constitue un problème auquel il faut apporter des solutions. Si les adultes souffrent du harcèlement, imaginez les répercussions sur un enfant. Sans absoudre ce genre de comportement, et aussi étonnant que cela puisse paraître, il n’en demeure pas moins que les enseignants sont mal préparés pour composer avec les élèves turbulents.

Teachers need methods and help with disciplining children. The tragedy is that school districts rarely give teachers any help with discipline. They learn it by the seat of their pants.

À mon avis, les enseignants, dans la plupart des cas, usent d’intimidation en désespoir de cause plutôt que par malveillance. Quoi qu’il en soit, le problème ne se résorbera pas de lui-même, surtout quand on sait que les enseignants ont la perception que les élèves sont de plus en plus difficiles à diriger.

Mise à jour, 3 juillet 2006 | J’ai obtenu une copie imprimée de l’étude de la part de Menninger. Le questionnaire soumis aux enseignants définit un bullying teacher comme suit : A teacher who uses his/her power to punish, manipulate or disparage a student beyond what would be a reasonable disciplinary procedure.


Par ricochet :
Étude sur les causes de l’intimidation
Les cicatrices de l’intimidation

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12 réponses

  • «Malheureusement, l’article ne définit pas bullying.»

    Pourtant, tout est là, François. Loin de moi l’idée de prétendre que je suis un spécialiste de la question. Mais la compréhension que j’ai du phénomène m’amène à définir le bullying comme une agression répétée et à long terme dans l’intention de nuire. Avec une telle définition, je doute beaucoup que la moitié des enseignants du primaire au États-Unis aient recours au bullying.

    Que des enseignants aient, à l’occasion, des comportements généralement associés au bullying tels les moqueries, l’intimidation, voire l’humiliation j’en conviens aisément. Toutefois, il doit être plutôt rare que de tels comportements s’inscrivent dans un réel contexte de bullying c’est-à-dire de manière répétée, à long terme et avec l’intention de nuire. Je crois qu’ils s’inscrivent davantage dans le contexte de l’exercice de l’autorité auprès des élèves. L’article lui-même réfère spontanément à ce contexte.

    Toutefois, je suis d’accord avec toi sur le fait que, même si ces comportements ne s’inscrivent pas dans un contexte de bullying, il convient de chercher à mieux soutenir les enseignants dans les difficultés qu’ils éprouvent a exercer leur autorité, particulièrement en ce qui concerne ce qu’il est convenu d’appeler la discipline.

    J’aurais bien aimé lire l’article de la revue pour savoir de quoi il retourne au juste, mais à 35$ US la visite…

  • Je suis déçue de lire qu’il n’y avait pas de définition du contexte de bullying dans cet article. Il n’y a rien que je peux dire, mais est-ce que cela veut dire que un prof doit répéter à un élève de ne pas refaire ce qu’il faisait? qu’ils ne parlent pas au niveau d’élève? qu’on perçoit le/ la prof comme trop stricte? que le/ la prof utilise trop de discipline? Quoique j’enseignais au niveau de l’école sécondaire, j’ai trouvé deux livres qui m’a beaucoup aidé. Il y avait « Discipline with Dignity » et « How to Talk to Kids So They Learn At Both Home and School. » Je les ai révisés juste avant la rentrée. De plus, je les recommande beaucoup.

  • Je viens de me rappeller d’un autre qui est très utile en ce qui concerne avec ce sujet. « The First Days of School »de Harry Wong.

  • La définition que les auteurs de l’étude ont donnée au bullying n’est peut-être pas celle qui est généralement acceptée. Comme l’a signalé André, elle ne comporte pas cet élément « d’agression répétée et à long terme. »

    Cependant, il faut voir que le phénomène cette fois est étudié à partir d’une autre perspective : ce n’est plus de l’intimidation venant des pairs, mais des adultes qui ont la responsabilité d’assurer la protection des élèves. La distinction est importante quand on sait qu’un élève turbulent sera généralement le souffre-douleur de plusieurs enseignants. Ceux-ci ont cette manie de dénigrer les mauvais élèves aux yeux des autres enseignants. À défaut d’être harcelé à répétition par un seul enseignant, l’élève risque fort d’être harcelé par plusieurs membres du personnel de l’école.

  • rouani fawzia dit :

    je cherche document de dan olweus je suis psychopedagagoque a alger mn email fowzia9ghama@yahoo.fr merci pour votre aide ma recherche se limite au questionnaire de dan olweus les 41 question merci

  • Malheureusement, tout ce qui émane du Olweus Bullying Prevention Program semble restreint par les droits d’auteur.

  • ghomari dit :

    Bonjour j ai l’honneur de vous demander un questionnaire conçu par Dan OLweus pour mesurer la prevalence du bullying dans les etablissements scolaire la derniere revision a ete faite par MOrita et all dans le cadre d’une etude internationale comparative entre le japon la norvege la grande bretagne les Etats unies et autres ….je suis psychologue scolaire a Alger je suis entrain d’etudier le phenomene de la violence scolaire et specialement le bullying ou l’intimidation entre pairs a l’ecole merci pour votre aide . je suis madame bendoui razika adresse postale bp 11.34 fouka ville wilaya de tipaza Alger .Algerie

  • Comme je le laissais entendre dans le commentaire en date du 4 janvier, je ne dispose pas du questionnaire en question. Avec beaucoup de chance, peut-être un lecteur vous le fera-t-il parvenir.

  • ALGERIE/ Observatoire de la violence scolaire

    http://nonviolence.fr.gd/

  • ROUANI dit :

    Une nouvelle forme de violence plus destructrice pouvant entrainer la mort est en train de s’installer au sein des établissements scolaires algériens.Les armes blanches se banalisent.

    Réagissant à ce phénomène préoccuppant un responsable de l’éducation déclare :’ »l ‘école ne produit pas la violence mais qu’elle en est elle même victime ».

    En partie c’est juste, mais la vie à l’école génére souvent la violence.C’est ce qui est ressorti de la semaine de sensibilisation à la non violence en milieu scolaire initiée par l’inspection académique d’Oran .

    Des activités ainsi que des forums ouverts ont permis aux différents acteurs de l’école de s’exprimer sur le thème de la violence.

    Les maux de l’école sont multiples: surreffectif des classes, programmes longs et complexes, accroissement des éléves en echec scolaire, enseignants n ‘arrivant plus à gerer leur programme correctement s’épuisant à

    essayer de maintenir de l’ordre dans la classe, absence de dialogue entre les différents acteurs, les activités culturelles et les sorties pédagogiques ou de détente ont été supprimés à la suite des diférentes réformes.

    Les élèves en echec scolaire ne trouvent plus de place dans l’envirronnement scolaire .Il leur apparait contraignant et angoissant.Stigmatisés par leurs camarades et leurs enseignants n’ayant droit ni à l’écoute ni à la parole leur seul éxutoire restant l’adoption de comportements violents sur tout ce qui symbolise l’école.

    Beaucoup de stratégies sont à mettre en place pour essayer de contrer ces dérives.

    Il semble qu’il y en est une qui devrais être mise en place assez rapidement. C’es l’introduction de formations à la communication et à la gestion des conflits au corps enseignants et aux surveillants leur permettant d’acquérir de nouvelles compétences et de changer les comportements et attitudes face à des situations conflictuelles en priviligiant l’écoute , le dialogue .Il se trouveront en mesure d’éviter ou de canaliser la violence.

    Cette nouvelle façon d’agir contribuera certainement à instaurer un climat de confiance et de sérénité, à promouvoir au sein de l’école une culture de paix et à induire à l’enfant les valeurs que la société et quelquefois la famillle ne sont plus en mesure de transmettre.
    http://nonviolence.fr.gd/

  • Nous oublions facilement, ici au Canada, comme les problèmes que connaissent les enseignants ailleurs dans le monde sont d’un autre ordre. Merci de cette leçon de géographie sociale. Bonne chance dans votre lutte pour la non-violence.

  • farida dit :

    la violence moi je n’y crois ps ; le mécontentement des élèves oui ; qt aux raisons elles sont plusieurs ; la plus importante c’est l’injustice , l’incompétence des enseignants ; le manque de tacte ; mauvaise gestion d’1 établissement , la non considération des élèves etc.
    la violence peut disparaitre une fois que l’ enseignant maitrise bien son job ; les inspecteurs de matière soient compétent ; et les proviseurs de lycée cessent d’accepter les pots de vin et d’harceler les professeurs de sexe féminin.
    Malheureusement cela existe à oran Algérie.!!!!!
    les élèves sont des innocents !!!!!



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