Comment les médias sociaux stimulent ma mémoire

Samedi, 25 juillet 2009

La mémoire la plus profonde est une mémoire de toute notre destinée. (Jean Guitton)
La mémoire, malheureusement, ne se commande pas. Il faut reconnaître notre faible empire sur cette contrée de l’intelligence. Au mieux réussit-on à cultiver aléatoirement certains souvenirs. On ne passe pas son temps, après tout, à déterminer ce que nous retenons, sauf peut-être [...]

Les blogues d’enseignants ont-ils une valeur pour la recherche?

Vendredi, 1 mai 2009

L’idéologie guette la science en chaque point où défaille sa rigueur, mais aussi au point extrême où une recherche actuelle atteint ses limites. (Louis Althusser)
Je lis présentement Conflits de savoirs en formation des enseignants : Entre savoirs issus de la recherche et savoirs issus de l’expérience, une très intéressante collection de textes, sous la direction de [...]

La sexualisation des jeunes

Samedi, 28 mars 2009

Le sexe sans péché c’est comme un oeuf sans sel.(Carlos Fuentes)
La sexualité et l’apprentissage chez les jeunes suivent des voies concomitantes, en ce que l’un et l’autre s’émancipent du joug institutionnel. Ce faisant, elles perdent peu à peu leur caractère universel au profit de phénomènes générationnels. La jeunesse, emportée par la fougue, se distance malencontreusement [...]

Les réseaux sociaux en éducation

Jeudi, 19 mars 2009

Redouté par les uns et adulé par les autres, le réseau des réseaux présente un double visage : ce peut être à la fois un danger et un vecteur de liberté. (Elisabeth Guigou)
J’arrive de la journée Réseaux sociaux et éducation, bien organisée par le MATI. La journée fut agréable de plusieurs manières : sujet encore mal [...]

Les réseaux sociaux : personnaliser les envois

Mercredi, 25 février 2009

Le savant généralise, l’artiste individualise. (Jules Renard)
L’efficacité d’une communauté se mesure beaucoup à son esprit de partage et de générosité. Les actifs ne se calculent pas toujours en dollars. J’ignore si d’autres ont constaté aussi le phénomène, mais je vois de plus en plus de membres de ma communauté virtuelle informer généreusement un autre participant, [...]

Intégrer ou utiliser les TIC?

Dimanche, 22 février 2009

L’intégration, c’est de la désintégration. (Houda Rouane)
La question peut sembler triviale, mais elle sous-tend un choix fondamental quant au rapport de l’homme à la technologie. Comme quasi tout le monde dans mon entourage, je parlais au début d’intégration des TIC, jusqu’à ce que des discussions m’amènent à voir la portée déshumanisante du premier terme et [...]

Google Project 10ˆ100 : changer le monde

Lundi, 6 octobre 2008

Depuis l’avènement des technologies de la communication, je ne sens plus le besoin d’élire un représentant. Je préfère exprimer moi-même ma voix sur les questions de l’heure. J’ai le sentiment de ne pas être le seul au constat du désintéressement des jeunes au processus électoral, eux qui se sont approprié les médias sociaux. Dans cette nouvelle dynamique sociale d’empowerment de l’individu, les opinions ne sont pas seulement criées sur tous les toits, mais l’action se construit en réseaux.

La collaboration et le maillage s’érigent-ils en nouvelle incarnation du gouvernement? Ce n’est pas demain la veille, certes, mais le Project 10100 de Google nourrit mon optimisme, d’autant plus que l’éducation, qui en a bien besoin, se retrouve parmi les huit catégories retenues. L’idée est simple : sonder l’intelligence collective pour aider le monde.


Quand on aura trouvé une façon de séparer le grain de l’ivraie parmi l’intelligence collective, je ne doute point que cela soit plus efficace que d’avoir quelques élus se chamailler en chambre.

Présentation sur la littératie numérique

Lundi, 29 septembre 2008

J’ai redonné ma présentation sur la lecture à l’écran, cette fois à des éducateurs du secteur des langues du MELS. J’avoue avoir été impressionné par la participation et la réceptivité de l’assistance à l’évolution des technologies de la communication et à la façon dont elles modifient les pratiques pédagogiques. Par souci de partage, je publie le diaporama que j’ai conçu pour la présentation, modifié à la lumière des commentaires qui ont suivi la première version. J’ajoute quelques notes sur les points saillants de la présentation.



# 1 (préambule)

    • L’observation, entre autres, de mon passage de la culture du livre à la culture numérique.

    • La responsabilité de notre génération à transmettre le l’organisation de la pensée livresque.

    • L’importance de la complémentarité (et non-opposition) de la culture du livre et de la culture numérique.


# 2 (plan de la présentation)

    • Le monde change : Pour la première fois de l’humanité, nous devons préparer les élèves à l’incertitude.

    • Pourquoi on lit : S’est-on vraiment posé la question?

    • Les TIC et la lecture : L’interaction du Web.

    • Le rapport au savoir : Le savoir est fonction du contexte.

    • Le web acteur : L’habilitation (empowerment) de l’élève.

    • Les implications dans la classe : L’autonomie d’apprentissage.

    • Le numérique vs l’imprimé : Les avantages de l’un et de l’autre.


# 3 (Le monde change)

    • L’accélération de l’évolution,

    • Le choc des générations dépassées par la technologie.

    • La plasticité neuronale des jeunes à apprendre vs la résistance des aînés.


# 4 (tableau de Mondrian)

    • La culture de l’ordre et du cartésianisme

    • La réticence de nos élèves à utiliser un agenda scolaire, eux qui ont recours au texto


# 5 (graffiti)

    • Mode dendriforme d’organisation et de traitement de l’information

    • Répond mieux à l’abondance et l’éclectisme de l’information.


# 6 (texto)

    • Faire remarquer le nombre de participants (16) à la conversation de l’utilisateur.

    • Souligner que ces élèves sont parmi ceux qui, en d’autres temps, on considère les meilleurs.

    • Transfert d’écran – visionner la vidéo Le saviez-vous?


# 8 (Activité : pourquoi on lit)

    • Transfert d’écran – activité de coconstruction dans Jottit.

    • Faire valoir la diversité des réponses.


# 9 (Les TIC et la lecture)

    • Caractéristiques : variété d’outils – choix – interactivité – mobilité.


# 10-11 (panoramas des médias sociaux)

    • Souligner la diversité des fonctions au regard des besoins individuels.

    • La propriété intellectuelle vs le libre – licences Creative Commons.

    • La multiplicité des outils : agrégateur – blog et microblog – folksonomies – messagerie instantanée

    • Le manuel scolaire interactif : Flat World Knowledge


# 12 (le rapport au savoir)

    • Le livre n’a pratiquement pas évolué en 500 ans.

    • Les TIC changent le rapport à la lecture qui devient un acte de lecture-écriture (read-write culture)


# 13 (la pensée est littératie)

    • Le rapport de la pensée au mot

    • La complicité lecture-écriture se rapproche plus naturellement de la dualité analyse-synthèse de la pensée.

    • Les TIC se prêtent davantage à la créativité, la collaboration, le risque, la méthode et la pensée supérieure : analyse-synthèse – induction-déduction, jugement critique, métacognition, etc.


# 14 (la littératie est plus… multimédia)

    • Harmonie du texte et de l’image.

    • La prédominance du cerveau à traiter les stimuli visuels.


# 16 (multiethnique)

    • Les réseaux sociaux n’ont pas de frontières et débordent de la localité.


# 17 (maillée)

    • L’émergence d’une nouvelle théorie de l’apprentissage : le connectivisme

    • Le savoir n’est plus tout fait, il est coconstruit.

    • Les connaissances se construisent-elles, ou croissent-elles? (constructed or do they grow?)

    • La lecture numérique n’est pas linéaire, mais ramifiée, dendriforme.

    • La lecture numérique est plus holistique : ne pas voir que les parties, mais le tout; non l’ordinateur, mais le système; non l’organe, mais l’organisme.


# 18 (messagerie instantanée)

    • L’émergence d’un nouveau mode de communication qui répond à nouveau contexte.


# 19 (la translittératie)

    • Définition de la translittératie.

    • La prolifération du multasking.

    • Si la littératie est « l’ensemble des connaissances en lecture et en écriture permettant à une personne d’être fonctionnelle en société » (Antidote) et que les jeunes développent leurs compétences en fonction de l’environnement dans lequel ils évoluent…


# 20


# 21 (pas d’avenir sans décrochage)

    • J’ai moi-même décroché de l’université à la découverte des TIC.

    • Ce décrochage de l’université est à associer au décrochage du livre.


# 22 (le web acteur)

    • Le passage de lecteur à acteur à producteur.


# 25 (ce que font les utilisateurs)

    • Faire remarquer les ‘créateurs’ sont les plus jeunes.


# 26

    • Un élève habitué à créer et interagir se lasse des approches traditionnelles.


# 28 (le natif d’Internet…)

    • Puise l’information à plusieurs sources / plutôt qu’une seule.


# 29

    • Fait du multitâche et traite l’information en parallèle / plutôt que singulièrement.


# 30

    • Traite images, sons et vidéo avant le texte plutôt que le texte d’abord.


# 31

    • Maille l’information aléatoirement (hypertexte) / plutôt que linéairement et séquentiellement.


# 32

    • Apprend quand c’est pertinent / plutôt que ‘au cas où‘.


# 33

    • Un nouveau monde appelle de nouvelles façons de faire.

    • On ne peut pas bannir les nouvelles pratiques, mais seulement les apprivoiser.


# 34 (implications dans la classe)

    • Constat de l’échec de la lecture scolaire (Jenkins Group)


# 42 (de besoin à comportement)

    • De l’importance de faire naître la lecture d’un besoin.


# 45 (déterminants de la motivation scolaire)

    • De l’utilité des trois facteurs de la motivation scolaire de Viau.


# 46 (créativité et liberté)

    • Expliquer comment j’ai amélioré mon enseignement en fonction des possibilités offertes par les TIC : autonomie, blogue, autogestion, portfolio, apprendre à apprendre, métacognition, sorties de classe, etc.

    • Permet à l’enseignant de concentrer ses efforts auprès de ceux qui en ont le plus besoin.


# 47 (le numérique vs l’imprimé)

    • Activité collaborative.


# 48

    • Choisir le papier ou le numérique.

    • Dresser un schéma des avantages dans Text2Mindmap.

    • Prendre une capture d’écran.

    • Télécharger l’image dans Flickr.

Déclaration des droits de l’homme numérique

Samedi, 19 juillet 2008

On assiste à une escalade de la lutte pour le contrôle du cyberespace. Après la neutralité des réseaux (net neutrality) et les récents efforts de réduire la bande passante des usagers, on s’attaque désormais aux droits de la personne. Le fichier EDVIGE fait beaucoup jaser en France. Les écoles disposent également de logiciels pour surveiller les élèves (Daily Camera : Teachers monitoring monitors). Dans ce contexte d’expansion virtuelle qui marque le monde, la Déclaration universelle des droits de l’homme a besoin d’être amendée.

Je connaissais le code de conduite pour la blogosphère de Tim O’Reilly. Or, Florence Meichel, dont la pédagogie égale l’humanisme, me fait découvrir la Déclaration des droits pour les utilisateurs des réseaux sociaux, une traduction du Bill or Rights for Users of the Social Web. Mais je retiens surtout la Déclaration des droits de l’homme numérique, dont le livre blanc (PDF) est l’oeuvre d’André Santini et d’Alain Bensoussan (source : Apprendre 2.0).

Cliquez sur l’icône ci-après pour accéder au document dans une nouvelle fenêtre.

Malgré qu’elle constitue un bon point de départ, cette déclaration est incomplète, comme le souligne Edgar Pansu (Transfert.net : Droits de l’homme numérique : copie à revoir). Les droits numériques vont au-delà de l’identité et des données personnelles, quoique le droit à l’oubli s’avère incontournable, tout comme celui de la vie privée (Contre Journal : «Le fichage Edvige n’a aucun rapport avec l’ordre public»; source : Florence Meichel). Les choses ont bien changé depuis huit ans. Nous avons besoin d’un débat de fond sur la question de la propriété intellectuelle. Par ailleurs, il faut garantir la libre circulation des idées et l’accès au savoir. Plus fondamentalement, il faut garantir le droit à la non-numérisation, c’est-à-dire le droit de vivre à l’abri de la subordination à la technologie.

À la défense du copier-coller

Mercredi, 11 juin 2008

À l’instar de Francis Pisani, « je suis pour le “copier-coller” honni des professeurs. » Les saintes-nitouches du plagiat, après avoir brandi devant les élèves le glaive de la moralité, n’hésitent pas à chaparder du matériel et à le reproduire au photocopieur. Les raisons évoquées par les professeurs ne sont souvent guère différentes de celles qui motivent les élèves. La propriété intellectuelle, de toute façon, est aujourd’hui un concept chancelant.

Le mot est l’expression la plus simple du copier-coller. Notre pensée jaillit principalement de l’oeuvre de nos prédécesseurs. Une idée, aussi originale soit-elle, ne sera toujours que le réaménagement de concepts existants dans la synthèse d’un nouveau sens. Si nous pouvons nous arroger le mérite de ce dernier, nous ne pouvons guère réclamer la propriété des premiers. Un auteur est toujours redevable à l’humanité.

La communication orale, antérieure à la communication écrite, ne s’est jamais souciée de plagiat. Même qu’elle en dépendait, la mémoire constituant l’essentielle audiothèque de transmission de la connaissance. Ce rapport naturel au savoir se poursuit à ce jour. Le plagiat est né pratiquement de la littérature, dès lors qu’on a commencé à vivre de l’écriture. La propriété intellectuelle, quant à elle, est née du commerce, à l’enseigne duquel loge l’édition.

Les défis de ce monde appellent un traitement de l’information qui repose sur la complexité des idées au-delà du simple concept des mots. Jouer avec les mots était autrefois un désoeuvrement pour les riches; c’est aujourd’hui le gagne-pain des artistes. Quant à la majorité, elle a d’abord besoin de manipuler des blocs d’idées dans la compréhension, puis la construction de l’édifice d’une vie. Si métier d’élève consiste d’abord et avant tout à bâtir un édifice unique, on ne saurait exiger de lui qu’il forge tous ses matériaux. En cultivant, par ailleurs, son penchant naturel à la beauté, on verra indirectement au développement du mot.

L’esprit traite les concepts et les idées avant les mots. Le traitement de modules conceptuels, dans un but de synthèse, est également une stratégie d’apprentissage qui n’est pas sans rappeler la programmation par objet. D’un point de vue plus artistique, on préférera la comparaison au mashup. Mais l’un des plus exemples les plus probants de cette technique nous est donné chaque semaine, sur le blogue du RAEQ, par Amine Tehami qui assemble des coupures diverses dans des collages argumentatifs très convaincants.

Ainsi, je ne retiens même pas les conditions émises par Pisani et reprises par Florence Meichel. Malgré leur bien-fondé, elles peuvent contraindre l’apprentissage; comme dit la chanson, Another Brick in the Wall. Je ne condamne pas le moyen, mais plutôt la paresse et l’attitude de ceux qui esquivent le travail. Pour le reste, c’est une question de degrés, dans l’espoir que le professeur n’appartienne pas à cette catégorie qui diabolise les élèves.

Le copier-coller fera l’objet d’un des ateliers du camp d’été pour former les enseignants à la lecture numérique. Lors d’une rencontre préparatoire, j’ai été ravi de constater l’ouverture d’esprit des participants sur le sujet. L’idée fait son chemin.

Ne faisons pas l’autruche en niant l’efficacité du copier-coller. Je l’utilise à profusion et mes élèves aussi, à la différence que je cite mes sources. Cette intégrité intellectuelle requiert une certaine maturité, trop sans doute pour des jeunes habitués au piratage de la musique, pressés d’activités, ou désintéressés de la tâche. Mais cela viendra bien, en laissant l’éducation faire son oeuvre.

Malgré que je m’évertue à leur montrer, mes élèves négligent les citations. Je m’y prends mal, sans doute. Aussi ai-je quelques idées dans mon sac pour l’année prochaine, notamment d’inclure des citations dans les documents à leur intention; et je compte en demander dans tout travail d’envergure. Je veux surtout éviter d’en faire des experts du remaniement de mots pour déjouer les moteurs de recherche.

Mise à jour, 12 juin 2008 | En accord avec Florence Meichel qui affirme qu’il faut voir au-delà de la légitimité du copier-coller, Bruno Devauchelle avait déjà soulevé la commodité de la citation, un excellent billet qui m’avait échappé (Veille et Analyse TICE : Quand citer ses sources ne suffit pas).

[...] se contenter de mettre un renvoi à un livre voire au nom de l’auteur lorsqu’on veut y faire référence, ne permet pas de juger la pertinence de ce lien, c’est même parfois simplement un acte d’allégeance. De même l’extraction de phrases sorties de leurs contexte, accompagnées de la référence ne suffit pas. Citer un auteur, citer un texte, c’est d’abord intégrer une pensée “autre” dans sa “démarche de pensée”. Cela suppose donc un travail important sur ce qui amène à “utiliser” l’autre dans son propre travail. Le risque serait, si l’on est pas vigilant, d’utiliser ce fameux copier coller de la référence de la source sans se préoccuper de ce à quoi elle renvoie réellement, ou d’extraire sans discernement des passages et de citer la source sans respecter le contexte d’élaboration de ce passage.

Mise à jour, 19 juin 2008 | Même les scientifiques, pourtant parmi les plus scolarisés, s’adonnent au plagiat et à la tricherie. Une enquête publiée dans la revue Nature révèle en effet que près d’un chercheur sur dix a été témoin de gestes condamnables de la part d’un confrère (Cyberpresse : Plagiat, falsification de données : les scientifiques trichent aussi).

Mise à jour, 06 septembre 2008 | Patrick Flouriot cite ce billet et apporte sa propre réflexion, plus nuancée que la mienne (Enfants 2.0 : Encouragez vos enfants au copier-coller).

Accélération de l’évolution : le futur se rapproche

Mercredi, 4 juin 2008

Les tenants de l’éducation aux connaissances semblent ignorer les profonds bouleversements qui se préparent. Leur « priorité aux connaissances » reflète la nostalgie d’un intellectualisme idéalisé. Or, deux articles du New York Times soulignent l’ampleur des changements à l’horizon. Le premier, The Future Is Now? Pretty Soon, at Least, traite des imminentes percées annoncées par Ray Kurzweil, futurologiste réputé et fondateur de Kurzsweil Technologies, notamment au regard de la longévité et de l’énergie solaire.

Mais je retiens surtout un article connexe qui contient deux graphiques saisissants des travaux de Kurzweil (TierneyLab : Does Evolution Go Fast-Forward?). Le premier, Countdown to Singularity, illustre l’accélération de l’évolution, une étonnante représentation visuelle du phénomène (cliquez sur l’image pour un agrandissement).

CountdownSingularity.jpg


L’autre graphique, encore plus saisissant, trace l’évolution exponentielle de la puissante de traitement de l’ordinateur, la source d’un des plus remarquables passages du fameux vidéoclip Did You Know? (version française).

ExponentialGrowthComputingS.jpg



Dans ce contexte, le transfert de connaissances et de culture, aussi important soit-il, ne saurait suffire. Il faut également faire une large part à l’incroyable capacité de synthèse de l’apprenant. Comme une réaction en chaîne, la compétence à apprendre est exponentiellement gage des connaissances et des habiletés futures. L’apprentissage au changement s’avère dorénavant tout aussi essentiel que la connaissance du passé.

Si je puis aussi faire une prédiction, le pays qui, le premier, osera libérer toute la capacité cérébrale de ses enfants dominera l’indice de développement humain. Ainsi, nous nous dirigeons vers une économie de l’apprentissage. Collectivement, nous devons y investir ressources, recherche et éthique.

Facebook : vol d’identité d’un professeur

Vendredi, 9 mai 2008

Voici une autre utilisation du Web dont les enseignants doivent se méfier : l’usurpation d’identité. Un élève de Brandon, au Manitoba, fera face à la justice pour avoir créé un compte Facebook au nom d’un professeur et avoir joué à l’imposteur pendant quelques jours (Winnipeg Sun : Posed as teacher?). Abstraction faite de ma méfiance pour les réseaux fermés et propriétaires comme Facebook, il s’agit d’un cas isolé. D’ores et déjà, il existe trop de moyens légitimes susceptibles de malfaisance pour tous les superviser; et il s’en ajoute sans cesse. Les professeurs feront mieux pour se prémunir des facéties des jeunes en gagnant leur respect par la pédagogie que par la fortification.

George Siemens, en commentant la nouvelle, émet une opinion intéressante : un éducateur qui ne participe pas aux discussions dans les réseaux sociaux en ligne n’existe pratiquement pas. Selon lui, ne pas se doter d’une identité virtuelle équivaut à risquer l’usurpation de son identité.

When dealing with educators, I often mention that if they are not involved in networked conversation, their voice essentially doesn’t exist [...]. Well, in reality, if you’re not online, it’s not only that you don’t exist. Instead, the challenge arises that others may form your identity for you.

Pour se dérider un peu, j’ajoute deux vidéos que la mère d’une élève m’envoie :


Mise à jour, 17 mai 2008 | Dans un incident similaire, un tribunal américain ordonne à Facebook de révéler l’identité d’un membre qui a emprunté l’identité d’un directeur d’école (Ars Technica : Facebook ordered to out kids behind principal’s fake profile).

Les fraudes Internet

Vendredi, 11 avril 2008

L’argent est un fameux hameçon. Or, l’anonymat et la portée d’Internet en font le moyen de prédilection des fraudeurs. Un rapport (PDF) du Internet Crime Complaint Center (États-Unis) situe le Canada au quatrième rang mondial pour le nombre de fraudeurs, et au second rang pour le nombre de victimes. J’ai surtout trouvé fascinant la panoplie de fraudes qui nous guettent (eSchool News : Report details common internet scams). Ainsi, à des fins éducatives, les jeunes gagneront à être sensibilisés tôt aux requins qui rôdent.


FraudContactMethod2008.jpg

Teachermate : un portatif de poche pour 50 $

Vendredi, 21 mars 2008

Les bonnes idées, comme un caillou dans la marre, ont un effet de vague. Dans le sillage de l’OLPC, un autre organisme lance un ordinateur de poche à très faible coût pour le primaire (eSchool News : Low-cost handheld targets elementary students). Le Teachermate cherche clairement à tirer profit de l’engouement des enfants pour les jeux vidéo. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, considérant l’importance d’exploiter les connaissances et les habilités antérieures, de même que la reconnaissance grandissante des avantages des jeux vidéo à des fins d’apprentissage. Pour seulement 50 $, soit le coût de certains manuels ou jeux vidéo, le Teachermate n’est qu’une autre indication que les outils d’apprentissage dans dix ans seront méconnaissables.

Quant aux enseignants, je n’en sais trop rien. Ils s’entêtent.


    Teachermate.jpg

Les cellulaires pour apprendre

Dimanche, 3 février 2008

Pour la plupart des enseignants québécois, les cellulaires équivalent au dérangement des sonneries et à la crainte de se retrouver sur YouTube. C’est signe d’une conception linéaire et directive de l’enseignement. Mais hormis les applications pédagogiques des technologies de poche, dont on ne fait qu’entrevoir les possibilités, il y a urgence d’éduquer les jeunes à un usage responsable et civique de ces ogives à longue portée qu’ils brandissent un peu inconsciemment. En outre, l’école n’a-t-elle pas avantage à apprivoiser les technologies qui font déborder l’apprentissage hors de ses murs?

Wesley Fryer a raison : c’est en prenant des décisions que les élèves apprennent à prendre de bonnes décisions, et c’est en participant qu’ils apprennent le mieux (Moving at the Speed of Creativity : Opening minds about cell phones for learning).

Je n’avais pas encore rassemblé dans un seul billet l’information se rapportant à l’utilisation des cellulaires à des fins d’apprentissage, comme je l’ai fait pour l’iPod. Je comble donc cette lacune à l’aide du petit répertoire qui suit.


Web 2.0 :

Blogues et wikis :

Articles :

Vidéos :

Nourrir le monde tout en apprenant

Mardi, 18 décembre 2007

Certaines idées m’émerveillent par leur simplicité, particulièrement celles qui se matérialisent. En voulant aider son fils à développer son vocabulaire, John Breen a cherché un moyen d’en faire profiter le monde. FreeRice est un jeu questionnaire comme on en trouve partout, sauf que chaque bonne réponse contribue 20 grains de riz au Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (Christian Science Monitor : How to Build Your Vocabulary — and Feed the World). Pour ajouter du piquant, les quelques 50 échelons de difficulté s’adaptent à la progression du joueur.

Il est amusant de voir les grains de riz s’empiler au fur et à mesure des bonnes réponses. 100 ou 1000 grains peuvent sembler une goutte dans l’océan, mais c’est sans compter sur l’effet multiplicateur de la Toile. Les 9 milliards de grains amassés en seulement deux mois auront permis de nourrir plus de 500 000 personnes.

Les activités éducatives ne peuvent pas toutes aboutir à des résultats aussi humanitaires. Néanmoins, il serait souhaitable de voir plus de partenariats entre les écoles et les entreprises s’attaquer aux problèmes du monde.

Je suis généralement rébarbatif à la publicité, mais je fais exception dans ces cas où les compagnies s’associent à des causes humanitaires. La publicité dans les écoles est un terrain fort glissant, j’en conviens. Mais l’intransigeance des principes doit parfois céder aux raisons du coeur.

Enfin, j’apprends avec regret que le Canada n’a toujours pas respecté son engagement de la conférence de Johannesburg (2002) de consacrer 0,7 % de ses revenus à l’aide internationale (source). Il n’est jamais trop tard pour envoyer une lettre à notre cher Premier ministre. J’ai réécrit au Je la lettre proposée par Poverty.com, que vous pouvez télécharger en format PDF ou Word (histoire d’y ajouter son nom).

Étude : les portables dans les écoles favorisent l’écriture

Samedi, 27 octobre 2007

Bonne nouvelle relativement à l’utilisation des nouvelles technologies dans les écoles : une étude révèle que le programme d’ordinateurs portables du Maine (Maine Learning technology Initiative) a un effet positif sur les habiletés d’écriture des élèves (The Boston Globe : Study: Middle school laptop program leads to writing improvements). Quoique les résultats sont restés inchangés en mathématiques, montrent un modeste gain en science et une faible baisse en lecture, les portables ont particulièrement favorisé l’écriture. En toute honnêteté, cependant, les variations semblent bien minces.

Il faut rappeler, par ailleurs, que l’utilité des ordinateurs ne se résume pas à des tests standardisés. La valeur d’une F1 est ailleurs que dans le trajet à l’épicerie du quartier. Il faut regarder plutôt du côté des habiletés supérieures, comme la métacognition, la méthode et la collaboration. À ce sujet, Tim Magner, directeur des technologies éducatives au Département de l’Éducation (États-Unis), recommande neuf lectures pour comprendre l’impact des technologies sur l’apprentissage (The Wall Street Journal : Recommended Reading: Using Technology in the Classroom) :

Mise à jour, 11 novembre 2007 | Un autre article qui traite de l’étude sur les effets positifs des portables relativement à l’écriture (eSchool News : School laptop program begets writing gains).

Constructivisme, socioconstructivisme et connectivisme

Lundi, 15 octobre 2007

Par souci d’individualisation et de métacognition des apprentissages, je résiste à la tentation d’obliger les élèves à utiliser leur blogue scolaire. Je mise plutôt sur des facteurs de motivation tels que la perception de valeur, de compétence et de contrôlabilité. Je ne manque donc jamais une occasion en début d’année de souligner aux élèves l’importance des nouvelles technologies dans l’apprentissage et l’optimisation de leur avenir. Je sais très bien que la première question, au moment de la présentation des blogues, sera « à quoi ça va me servir? »

Dès qu’il fréquente l’école, l’élève gagne à se saisir de certaines notions d’apprentissage. La métacognition, ça s’alimente. Non content d’une énumération des raisons de vouloir bloguer, j’ai cherché à illustrer, très simplement, l’apport accru des nouvelles technologies dans la dynamique de l’apprentissage. Pour faciliter la compréhension, j’ai limité la représentation aux différences entre le constructivisme, le socioconstructivisme et le connectivisme.

L’absence de certaines théories ne résulte que du besoin de simplification. Je réitère que le but est de schématiser les avantages, sur le plan de l’apprentissage, de recourir aux technologies du maillage. En outre, je crois utile de souligner que les modèles ne sont pas en opposition, mais qu’ils se complètent (cliquez sur l’image pour l’agrandir, voyez l’illustration dans une fenêtre ajustable, ou téléchargez la version PDF).


    CSConnectivismeSmall.jpg

Dans son excellent discours sur les nouvelles technologies, le philosophe Michel Serres s’interroge sur ce qu’elles apportent de nouveau. Parmi les éléments considérés, il ne retient que l’espace. Clive Thompson réfère aussi à l’espace quand il parle de l’extériorisation des facultés cérébrales (Wired : Your Outboard Brain Knows All), comme le rapporte Jacques Cool. Mais c’est faire peu de cas de la genèse issue du flux instantané de l’information. Ce que le Web apporte de nouveau, c’est aussi une intensité dans la mouvance et la convergence de l’information. Non seulement la triple synergie de l’instantanéité, de l’étendue et du volume de l’information modifie-t-elle la qualité intrinsèque de l’information, mais elle donne lieu à des idées qui autrement ne verraient jamais le jour. C’est plus qu’une question de degrés : la perception revêt un caractère collectif et dynamique.

Le résultat s’apparente en quelque sorte à l’évolution d’une page Wikipédia, avec ses ajouts, ses correctifs et ses retraits sporadiques. Si on pouvait visualiser la progression d’un concept dans le cerveau, cela ressemblerait sensiblement à l’historique d’une page dans Wikipedia, réalisée à l’aide d’une application créée par IBM (Social Science Statistics Blog : Visualizing the evolution of open-edited text).


    IBMVisualizationWikipedia.jpg

Pour faire suite à l’excellente dissertation de Philippe Navarro sur le rapport de la cybersphère à la noosphère (Le Devoir : Le devoir de philo – Teilhard de Chardin craindrait YouTube), je dirais que le premier est l’électrification du second. La noosphère est une sorte d’épistémè que l’on subit, alors que la cybersphère est un environnement culturel sur lequel on agit.

Un changement de cette envergure modifie nécessairement les pratiques auxquelles l’école doit préparer les jeunes. Anne Zelenka offre une autre comparaison du changement de paradigme qui secoue les milieux de travail (GigaOM : From the Information Age to the connected Age). Puisque j’avais résolu de refaire un tableau qui manquait quelque peu de lisibilité, j’en ai profité pour le traduire :

    TravailSavoirsVsTravailWeb.jpg

L’homme a déjà dévolu à l’ordinateur les fonctions de mémorisation et d’analyse, mais il conserve la plus importante : l’imagination. Par ailleurs, le grand avantage de l’homme sur l’ordinateur demeure sa diversité, résultat de son unicité, contrairement aux machines produites en série. De cette diversité découle un foisonnement de la pensée quand la collectivité est mise à profit.

Mise à jour, 20 octobre 2007 | Jacques Cool présente un résumé très intéressant d’une conférence de George Siemens, le père du connectivisme, lequel résumé inclut des croquis qui incitent à la réflexion (Ze Cool blogue : Vivre, apprendre, communiquer dans un monde d’instantanéité…). La réflexion, après tout, s’inscrit dans la dynamique d’apprentissage favorisée par le connectivisme ;-)

Vers l’éducation 2.0

Mardi, 28 août 2007

L’apprentissage est un phénomène naturel. Il ne connaît pas de frontières, contrairement aux systèmes d’éducation qui imposent des contraintes à l’enseignement. D’où l’attrait des réseaux qui se créent pour tâcher de faire avancer la cause de l’éducation dans ce qu’elle a de plus pur. Le RAEQ en est un bon exemple, quoique limité au Québec. Par ailleurs, plusieurs éducateurs déplorent le peu de cas que l’on fait des nouvelles technologies dans les écoles. Maintenant que les liens commencent à se tisser, le moment semble propice à une action plus concrète.

Une non-conférence, c’est-à-dire une rencontre informelle dont le contenu est déterminé par les participants, aura lieu le samedi 15 septembre, dans les locaux d’iXmédia/Opossum/Zengo, à Québec. Tous ceux intéressés par le rapport entre les nouvelles technologies et l’éducation sont invités à participer à l’événement en s’inscrivant sur le site Vers l’éducation 2.0 (cliquez sur le bouton « Edit This Page » du wiki). On peut même participer à distance.

Quelques sujets sont déjà proposés sur la page d’accueil de l’événement. Sans pouvoir vaticiner sur le contenu d’une non-conférence, il y a de fortes chances que l’on aborde des éléments tels que le sens des technologies en apprentissage, le Web 2.0, les producteurs de contenu, le maillage social, les communautés d’apprentissage et la collaboration.

À en juger par les participants déjà inscrits, les discussions seront captivantes. Il n’y manque que votre nom.

(billet retranscrit du blogue du RAEQ)

La réalité virtuelle des jeunes

Mardi, 20 février 2007

Il ne s’agit pas de tuer la liberté individuelle mais de la socialiser. (Pierre Joseph Proudhon)
Qui de mieux que les jeunes pour illustrer l’environnement virtuel dans lequel ils étendent leurs réseaux sociaux? Cette vidéo constitue la meilleure représentation à ce jour de la nouvelle réalité sociale des jeunes, avec toute la complexité des interactions et [...]

Des élèves contestent un contrôle anti-plagiat obligatoire

Vendredi, 3 novembre 2006

Les élèves de l’école secondaire McLean, en Virginie, s’élèvent contre une décision de l’administration les enjoignant de soumettre tous leurs travaux écrits à Turnitin, un service en ligne de détection de plagiat (eSchool News : Round 1 in web-plagiarism fight to students). Turnitin est un service payant qui compare les écrits à une vaste base de [...]

Virage dans l’éducation aux TIC

Samedi, 15 avril 2006

J’évoquais récemment le risque de confier des données personnelles à des services en ligne comme ceux offerts par Google ou Yahoo! Cette question prend encore plus d’importance au regard de l’éducation des jeunes, eux qui auront à composer avec les nouvelles technologies leur vie durant. (Quelle étrange pensée que de savoir que les prochaines générations [...]

Les utilisations du mind mapping

Mardi, 27 décembre 2005


Le mind mapping est un formidable moyen d’organiser et mémoriser l’information. Ses propriétés pédagogiques sont inestimables. Je le constate tous les jours en classe. Le verbiage ennuie les élèves. Mais il suffit que je barbouille le tableau pour capter leur attention. Cela n’est jamais plus vrai que quand j’organise l’information dans un tableau ou un schéma. À une époque où l’image séduit plus que le mot, bien malheureusement la plupart du temps, les moyens graphiques attirent instantanément l’attention. C’est une condition avec laquelle les enseignants doivent savoir composer.

La popularité du mind mapping (ou cartographie conceptuelle) a engendré plusieurs applications spécialisées, dont voici une liste non exhaustive :

Applications gratuites :

Applications payantes :

Sur le Web :

Personnellement, j’aime utiliser OmniGraffle Professional et NovaMind. Dernièrement, j’ai installé la plus récente version de NovaMind, dont les nouvelles fonctions représentent une majoration importante de la précédente version.

La cause de ce billet est un courriel de l’équipe de NovaMind, reçu au moment de l’achat, qui présente les utilisations possibles de l’application et du mind mapping en général. Plusieurs utilités ne m’étaient pas encore venues à l’esprit. Comme elles illustrent bien l’efficacité du mind mapping, et que plusieurs s’appliquent à l’éducation, j’ai jugé bon de les représenter ici. Naturellement, c’est l’occasion de joindre la parole à l’action, et l’utile à l’agréable (cliquez sur l’image pour un pop-up grandeur réelle).


UsagesMindmappingSmall.jpg


L’image ci-dessus n’est qu’une pauvre représentation des possibilités du mind mapping. Pour un exemple plus élaboré, voyez cette schématisation du constructivisme.

Mise à jour, 3 décembre 2007 | Plusieurs ajouts ont été apportés à ce billet à la suite de cette formidable compilation faite par Bootstrapper : The Mindmapping Toolbox: 100+ Tools, Resources, and Tutorials (via Heuristiquement et Éducation 2.0).

Mise à jour, 9 décembre 2007 | Crystal Clear est une magnifique collection d’icones en source libre, gracieuseté d’Everaldo Coelho, pouvant servir à illustrer des réseaux de concepts (source : Heuristiquement).

Mise à jour, 25 octobre 1008 | Certains sites de mind mapping n’étant plus en service, j’ai mis à jour la liste de ressources. Quelques sites ont également été ajoutés.

Outils de schématisation gratuits

Dimanche, 19 juin 2005

Les schémas et les réseaux de concepts constituent de fameux moyens d’organiser les idées essentielles en une représentation mnémonique. Leur conception contribue forcément à la construction des connaissances. C’est aussi un moyen efficace de transmettre rapidement l’information. L’application de mind mapping la plus utilisée dans les écoles demeure certes Inspiration, mais elle n’est pas à [...]

Cerveau multifonctionnel

Samedi, 12 mars 2005

L’enseignement ancestral repose sur la croyance que l’apprentissage doit être linéaire et compartimenté. Il y a une certaine logique à faire les choses une à la fois, séquentiellement et à l’unisson, comme l’histoire l’a amplement démontré sur les champs de bataille. D’une certaine façon, la transmission du savoir selon le modèle universitaire, lequel par la [...]

David Byrne et PowerPoint

Dimanche, 12 décembre 2004

Je n’ai pas pu résister à cette entrevue accordée par David Byrne, l’artiste polyvalent de Talking Heads, au webzine Wired à propos de PowerPoint en tant que médium artistique (Wired: Turning Heads With PowerPoint) : « You can remove the person from the equation, and use PowerPoint as an art medium. » Ne manquez pas de jeter un [...]

Échec de l’écriture

Samedi, 11 décembre 2004

Un article savoureux du New York Times, What Corporate America Can’t Build: A Sentence, qui révèle entre autres comment les TIC exposent l’incompétence des professionnels en écriture. Serait-ce l’un des effets néfastes de l’obsession pour les mathématiques dont il est question dans le précédent billet ?

Hypothèse sur les TIC en éducation

Mardi, 7 décembre 2004

Les nombreux stagiaires que j’ai eu le plaisir d’accompagner, ces dix dernières années, avaient tous en commun une ignorance de l’utilisation pédagogique des TIC. Même ceux qui arrivent fièrement avec un ordinateur portable ne savent comment en faire profiter les élèves autrement qu’à l’aide de documents Word ou de présentations PowerPoint. Une stagiaire était ravie [...]

Une petite place pour le hasard

Mercredi, 1 décembre 2004

Malgré l’émancipation souhaitée des nouveaux programmes, quelle place faisons-nous au hasard dans les apprentissages ? Bien peu, à en juger par la tyrannie des horaires, les ordonnances des manuels, les ornières disciplinaires, les missiles guidés et l’opiniâtreté des maîtres. L’épanouissement en vase clos, quoi ! Dans ce contexte, une découverte fortuite est une bouffée d’air frais si [...]

Future génération de profs (débranchés)

Lundi, 29 novembre 2004

Triste réalité d’automne : Les écoles du Québec ont beau être branchées, les professeurs ne le sont que peu ou prou. Et pire encore, une nouvelle étude démontre que la nouvelle génération d’enseignants ne le sera pas davantage. Quatre-vingt-quinze pour cent des étudiants au baccalauréat en enseignement secondaire n’ont jamais, ou très rarement, utilisé Internet, ou [...]