De communauté et de lenteur


DeForestSlowTimeArcadia.jpgLa vitesse est la forme d’extase dont la révolution technique a fait cadeau à l’homme. (Milan Kundera)

La surcharge d’information me donne la migraine. Je sens, par moment, une disjonction cognitive. L’antithèse a un charme que j’avais perdu de vue. Il n’y a pas de meilleur moment pour apprécier les vertus de la lenteur et de la simplicité. Je suis donc séduit par la notion de slow community que Nancy White développe dans une présentation accompagnée d’un diaporama. Vivement les vacances, et la sangria.

Pour appuyer le point, je ne peux faire mieux que de citer à nouveau Kundera, dans La Lenteur : « Quand les choses se passent trop vite, personne ne peut être sûr de rien, de rien du tout, même pas de soi-même. » Ainsi, il me vient à l’esprit que l’homme a précipité la perte de son environnement dès lors qu’il a laissé la machine distancer le rythme naturel des choses. La vitesse, comme l’alcool, est un euphorisant.

Pis encore, la vitesse brouille la pensée. Incapable de fouiller un sujet, on s’en remettra à l’opinion d’autrui, généralement celle véhiculée par les médias de masse. La connaissance est pire que l’ignorance si elle n’attise pas la pensée. Par conséquent, il faut se demander si l’école n’appartient pas elle aussi aux médias de masse.



(Image thématique : A Slow Time in Arcadia, par Roy De Forest)


Par ricochet :

En quête de lenteur

Le temps d’apprendre

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