La représentation de la connaissance


Ce n’est pas un hasard si l’image envahit de plus en plus les moyens de communication. Contrairement à ce plusieurs pensent, ce n’est pas toujours une question de paresse intellectuelle ou de facilité. Très souvent, c’est par souci d’efficacité. L’image véhicule une multitude d’informations que le cerveau peut interpréter en un instant. Un savoir qui passe par le voir. Mais pour tout ce qui est immatériel, il faut recourir à un subterfuge : la synthèse et la représentation graphique des idées. À ce sujet, Denham Grey a écrit un billet intéressant dans lequel il élabore sur la synergie entre la schématisation et la connaissance. …

    [Representations] serve a dual role: (a) to facilitate design and critique and (b) to serve as the holder for the product to be, they are affordances in design, which they can enhance or inhibit. Representations, clarify, extend, complete and move unique experiences and abstract ideas toward the essential and typical. Representations are material, they allow ideas and experience to have an independent existence in an externalized form, they help to capture emergent thought. Like a lump of clay, a representation is tangible, it can be pointed to, passed around, played with. It takes thought experimentation one step further, eliciting new ideas.

Avec des applications comme NovaMind ou Inspiration, c’est un jeu d’enfant aujourd’hui que d’organiser et développer la pensée. Quand je vois la facilité avec laquelle les jeunes schématisent les idées, je suis porté à croire qu’il s’agit d’une habileté plus naturelle que l’écriture. En remplaçant les mots par des images, un illettré arriverait aisément à établir des relations entre les concepts. Il s’agit, par conséquent, d’un moyen ultra efficace de véhiculer de l’information. Éventuellement, l’évolution rapide des TIC pourrait transformer le mind-mapping (cortographie conceptuelle, selon l’OLF) en un texto illustré pour simplifier, dans plusieurs cas, la transmission de l’information.

Par ricochet :

Outils Mac pour organiser les idées

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4 réponses

  • Je crois que communiquer par l’image ou cartographier son « savoir » n’est pas facile pour tous. Pour reprendre la vieille référence visuel/auditif, il est des apprenants pour qui la « grammaire » visuelle est étrangère. En tant qu’auditif, j’ai l’impression de parler une langue dont je connaîs certains éléments du vocabulaire mais dont la syntaxe m’échappe.

    Je dois tout de même préciser que les logiciels comme Inspiration retiennent énormément l’intérêt de mes collègues en français, en anglais, en sciences et dans le domaine du préscolaire. Tous semblent y trouver l’outil manquant pour une portion importante de leur clientèle.

  • André Chartrand dit :

    Le commentaire de M. Rivest illustre une fois de plus la nécessité d’une utilisation circonstanciée d’une pratique pédagogique ou d’un outils pédagogique.

    En premier, ces personnes croient que les solutions existent ; en
    matière d’éducation, rien de plus erroné ! D’abord, il est impossible de penser « solution » en la matière9. Au mieux celles-ci sont liées à un contexte, elles sont rarement transférables. Un
    optimum, sorte d’émergences nées des diverses contraintes, est toujours préférable.

    André Giordan: La transdiciplinarité en action à l’école.

  • François a raison de souligner l’importance de la « grammaire visuelle » (jolie expression, par ailleurs). Je crois cependant que l’émergence de l’image et de la « cartographie du savoir » (autre jolie expression) engendrera certaines règles qui faciliteront le décodage pour ceux qui sont moins visuels.

    Et je remercie André pour la ressource qu’il me fait découvrir. Curieuse coïncidence : je m’apprête justement à rédiger un court billet sur l’apprentissage situationnel.



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