Indicateurs de l'éducation au Canada (2007)


DanckaertVioletStats3.jpgNous acquérons, par l’éducation, des connaissances éphémères et des répugnances tenaces. (Jean Rostand)

Pendant que La Presse donne dans le mercantilisme en exploitant à la une du Web les ratés du bulletin scolaire (Des bulletins chiffrés mais incomplets), le Globe and Mail signale plutôt un important rapport de Statistique Canada sur les indicateurs de l’éducation au pays (Indicateurs de l’éducation au Canada : Rapport du programme d’indicateurs pancanadiens de l’éducation 2007). Le document (PDF) compile surtout une tapée de statistiques, accompagnées de schémas, laissant aux autres le soin de les analyser.

Le Globe and Mail retient principalement la hausse pour les particuliers de leur participation dans les coûts reliés à l’éducation (Canadians pay more out of their own pockets for education). Le phénomène est inquiétant s’il reflète un désengagement de l’État dans l’éducation. L’exemple des États-Unis montre bien l’échec d’un système qui néglige le fossé entre les riches et les pauvres, tant en santé qu’en éducation. En guise de signal d’alarme, on se rappellera que les Nations Unies ont récemment reproché au Canada de négliger ses enfants pauvres (Canada.com : Canada failing to protect its children, UN report says).

Le rapport de Statistique Canada est trop riche de données pour s’arrêter à un seul point. Je préfère simplement afficher la table des matières des indicateurs, dont la plupart incluent le Québec :



(Image thématique : Violet Statistics III, par Bea Danckaert)


Par ricochet :

Statistiques Canada : prof n’égale pas TIC

L’état de l’apprentissage au Canada

Le Canada, un pays de médiocrité (Conference Board)

Notre retard des TIC en éducation

Rapport 2007 de l’indice d’apprentissage au Canada

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3 réponses

  • Dans La Presse, on lit : La majorité des récriminations concernent des bulletins ne contenant que peu ou pas du tout de commentaires…

    Quand même étrange, non ? Les chiffres étaient supposés être magique et surtout signifiants. On a donc ici un élément qui prouve le contraire.

    Ce qui me désole le plus dans cette saga du bulletin, c’est son inefficacité totale. Combien de temps perdrons nous dans l’élaboration d’un modèle de communication qui est déjà périmé au départ ?

  • 1/3 + 1/3 + 1/3 = 1

    Francois nous informe que « les Nations Unies ont récemment reproché au Canada de négliger ses enfants pauvres », lien à l’appui ; au QC, en éducation, je vois la situation comme ceci : des @rticles assez récents nous informaient que ± un tiers des enfants Montréalais fréquentent l’école privée ; d’autre part, on sait depuis plus longtemps que ± un tiers des enfants vont fréquemment à l’école le ventre vide ; puis, il y a l’autre tiers, poigné avec notre deuxième tiers.

    Donc, le premier tiers des enfants Québécois, dont les parents bien nantis peuvent leur payer des études privées, démontrant ainsi qu’ils considèrent que l’éducation de qualité, c’est important, un tiers des enfants, donc, sont comme la crème du lait, le beurre, la crème glacée, la crème aux fraises : c’est presque comme s’ils étaient prédestiné(e)s…

    Du lait restant, on fait du beurre de sec. V, duquel, on épure le babeurre : un fataliste dira que certains sont nés pour être babeurrés et d’autres, pour être crémés, mais l’humaniste brasserait doucement la récolte pédago-laitière pour en produire une chance égale à tous, un lait riche pour tous, tant en santé qu’en éducation. ?

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  • florence meichel dit :

    1/3 + 1/3 + 1/3 = NOUS
    Au boulot ! :-)



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