15 questions à poser avant le mariage


MariageRousseau.jpgMariage : Domestication de l’amour. (Albert Brie)

Il n’y a pas de garantie au mariage. L’amour, a priori, mais les statistiques navrantes sur le divorce prouvent sa labilité. Je n’y ai pas échappé, du coup éclaboussant mes enfants. Virginie a récemment ravivé la blessure par un poème qui rappelle comme la déchirure meurtrit souvent les élèves. On n’en arriverait pas là aussi rapidement si les les futurs mariés se connaissaient mieux (New York Times : Marriage Is Not Build on Surprises). L’amour rend aveugle, un sentiment merveilleux, mais le mariage exige de la clairvoyance. Les spécialistes reconnaissent que certaines questions devraient être clarifiées avant de s’unir pour la vie (New York Times : Questions Couples Should Ask (Or Wish They Had) Before Marrying). Dans l’espoir de sauver ne serait-ce que deux vies, j’offre de les traduire.

    1. Avons-nous discuté si nous voulions des enfants? si oui, qui principalement assurera les soins?

    2. Avons-nous une idée claire des obligations et objectifs financiers de chacun? partageons-nous le même point de vue au regard de la dépense et des économies?

    3. Avons-nous discuté de nos attentes par rapport au maintien du domicile et sommes-nous d’accord sur le partage des tâches ménagères?

    4. Avons-nous révélé nos antécédents médicaux, tant physiques que psychologiques?

    5. Mon partenaire est-il aussi affectueux que j’aimerais / ma partenaire est-elle aussi affectueuse que j’aimerais?

    6. Peut-on aisément discuter de nos préférences, craintes et besoins sexuels?

    7. Y aura-t-il un poste de télévision dans la chambre?

    8. Y a-t-il une réelle écoute dans le dialogue, ainsi qu’une considération des idées et des objections de l’autre?

    9. Avons-nous une bonne compréhension des croyances et besoins spirituels de chacun? avons-nous discuté de l’éducation religieuse ou morale des enfants?

    10. Aimons-nous et respectons-nous nos amis réciproques?

    11. Apprécions-nous et respectons-nous nos beaux-parents respectifs? l’un de nous craint-il qu’ils n’interviennent dans la relation?

    12. Qu’est-ce qui t’agace dans ma famille?

    13. Y a-t-il des choses que toi ou moi ne soyons PAS prêts à abandonner dans le mariage?

    14. Si l’un de nous se voyait offrir un emploi alléchant dans une autre ville, sommes-nous prêts à déménager?

    15. Sommes-nous pleinement confiants de notre engagement mutuel dans le mariage et croyons-nous que l’union peut surmonter tous les défis?

(Image thème : La Noce, par Henri Rousseau)

Mise à jour, 12 février 2007 | Merci à Nicolas de m’avoir signalé la coquille au dernier point. C’était le genre d’erreur qu’un correcteur informatique ne peut détecter. L’erreur donnait lieu à un lapsus assez cocasse : « encagement mutuel dans le mariage… »


Par ricochet :

Ce que tout élève devrait apprendre

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7 réponses

  • Sonnet de temps en temps

    Dans la jeunesse de mes parents
    qui, aujourd’hui, ont tous deux 85 ans,
    Courrrs de prrréparrrations au marrriage !

    Dans ma jeunesse de cinquantaine,
    on trouvait le mariage trop quétaine,
    et en son lieu, on s’accotait : oh nouvel âge !

    De nos jours, les occupations doublés,
    et les loft stories télévisés
    rendent plutôt hommage
    à l’hypersexualisation interchangée.

    Mes deux parents vieillissent ensemble,
    Les BabyBooms, souvent esseulés,
    Jeunesse butine sans s’assembler.
    Où s’arrêtera le balancier ?

    —-

  • Un commentaire en sonnet! Épatant! Tu ne cesseras jamais de me surprendre, Djeault.

    J’ignorais que la génération de tes parents avait des cours de préparation au mariage. Tu en es sûr? Mais peu importe, le commentaire est délicieux.

  • Nicolas dit :

    Merci pour la « faute de frappe » du dernier point, elle m’a accroché un petit sourire ce soir…

  • Djeault (djo.ca) dit :

    Quant à mon sonnet spontané, c’est celui de Virginie, que tu as commenté par un « Ouf » bien senti, qui m’a inspiré à en créer un autre…

    Quant à ta question, même si j’étais déjà sûr que la génération de mes parents avait bien eu des courrrs de préparrration au marrriage, j’ai quand même appelé mes parents pour leur poser la question.

    Mon papa m’a bien confirmé le fait, mais en précisant que ce n’était pas obligatoire et qu’il trouvait que c’était pour les épais et qu’ils n’avaient donc pas suivi ce « cours », vu que ma mère et lui avaient lu deux livres sur le sujet, avant leur mariage…

    N’empêche que tes 15 questions, ou un cours, ou un livre, avant plutôt qu’après, c’est pas fou !

    Quant à l’engagement à l’encagement, je ne peux qu’en sourire ou en pleurer, c’est selon… :-)

    — — — — — — — — —

  • “Mon papa m’a bien confirmé le fait, mais en précisant que ce n’était pas obligatoire et qu’il trouvait que c’était pour les épais et qu’ils n’avaient donc pas suivi ce « cours »”

    Vraiment rigolo! Je vois que ton père aussi n’avait pas les deux pieds dans la même bottine. Je devine, de plus, que ces cours étaient donnés par l’Église.

  • Oui, ce cours était donné par l’Église katheault, pour ne pas la nommer, et je ne peux pas m’empêcher de me demander ce que les curés, abbés, vicaires, diacres et cie connaissent à la vie de couple ou de famille…

    « … les cours de préparation au mariage, offerts par l’Église depuis 1944, sont un passage quasiment obligé pour les jeunes gens. Ces cours, donnés généralement par un curé, donnent la liste de ce qui est permis et de ce qui ne l’est pas dans l’union conjugale. L’Église catholique met les jeunes fiancés en garde contre le contrôle des naissances et rejette la notion de planification des naissances. » — Se préparer au mariage ; 21 décembre 1963

    On dirions bien qu’en 1963, ce qui n’est quand même pas si loin dans le temps, la religion était encore l’opium du peuple !?…

  • benhamou dit :

    pour se marier aujourd’hui; il faut apprendre le jeu tue je.L’égo surdimensionné est la cause principale du célibat et des divorces.Tue je de temps en temps et la relation vivra.



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