Injonction pour museler une blogueuse

govesilenceL’idée qu’un autre monde est possible est quand même plus stimulante que l’injonction de se résigner au désordre des choses! (Ségolène Royal)

Mise en garde : Le contenu de ce billet est sujet à caution. Le lecteur est prié de tenir compte des mises à jour, au bas du billet, ainsi que des commentaires.

Les blogueurs sont de tout acabit. Leur unanimité tient uniquement à la défense de la liberté d’expression. Naguère, ils faisaient corps pour porter secours à l’un des leurs. L’avenir nous dira si ce flambeau est toujours haut porté. Il y eut bien quelques remous dans la twittosphère à l’annonce d’une injonction de non-publication à l’endroit d’une blogueuse, mais en l’absence des faits on retenait son jugement. Toutefois, quelques gazouillis ne sauraient faire trembler un rugissement.

Depuis quelques jours, je suis avec intérêt la mésaventure de Marielle Potvin, l’auteure et animatrice du blogue Math et Mots. Récemment, on lui a servi une injonction l’enjoignant de ne plus communiquer avec son lectorat « par le biais de ce blogue ou par toute autre forme de communication. » [désaccord]

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Déclaration des droits de l’homme numérique

LocherUniversalDecHumRights.jpgC’est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
(François René de Chateaubriand)

On assiste à une escalade de la lutte pour le contrôle du cyberespace. Après la neutralité des réseaux (net neutrality) et les récents efforts de réduire la bande passante des usagers, on s’attaque désormais aux droits de la personne. Le fichier EDVIGE fait beaucoup jaser en France. Les écoles disposent également de logiciels pour surveiller les élèves (Daily Camera : Teachers monitoring monitors). Dans ce contexte d’expansion virtuelle qui marque le monde, la Déclaration universelle des droits de l’homme a besoin d’être amendée.

Je connaissais le Florence Meichel, dont la pédagogie égale l’humanisme, me fait découvrir la Déclaration des droits pour les utilisateurs des réseaux sociaux, une traduction du Bill or Rights for Users of the Social Web. Mais je retiens surtout la Déclaration des droits de l’homme numérique, dont le livre blanc est l’oeuvre d’André Santini et d’Alain Bensoussan (source : Apprendre 2.0).

Cliquez sur l’icône ci-après pour accéder au document dans une nouvelle fenêtre.

Malgré qu’elle constitue un bon point de départ, cette déclaration est incomplète, comme le souligne Edgar Pansu (Transfert.net : Droits de l’homme numérique : copie à revoir). Les droits numériques vont au-delà de l’identité et des données personnelles, quoique le droit à l’oubli s’avère incontournable, tout comme celui de la vie privée (Contre Journal : «Le fichage Edvige n’a aucun rapport avec l’ordre public»; source : Florence Meichel). Les choses ont bien changé depuis huit ans. Nous avons besoin d’un débat de fond sur la question de la propriété intellectuelle. Par ailleurs, il faut garantir la libre circulation des idées et l’accès au savoir. Plus fondamentalement, il faut garantir le droit à la non-numérisation, c’est-à-dire le droit de vivre à l’abri de la subordination à la technologie.

Mise à jour, 01 juillet 2009 | Sous la direction d’Hervé Morin, un groupe de travail propose une Déclaration des Droits Fondamentaux Numériques qui comprend huit articles, du réseau Internet à l’identité numérique.


(Image thématique : Universal Declaration of Human Rights, par Thomas Locher)


Par ricochet :

Guide des droits sur Internet
Protection des droits des internautes
Accord sur des principes de libre accès
La neutralité d’Internet menacée
Les droits d’auteur en éducation à l’ère des TIC
Illustration universelle des droits de l’homme en BD
Lawrence Lessig et comment la loi étouffe la créativité
La Déclaration de Cape Town pour une éducation libre
Principes d’intégration des TIC

Les fraudes Internet

TissotDeceitGuile.jpgLa perversion de la cité commence par la fraude des mots. (Platon)

L’argent est un fameux hameçon. Or, l’anonymat et la portée d’Internet en font le moyen de prédilection des fraudeurs. Un rapport (PDF) du Internet Crime Complaint Center (États-Unis) situe le Canada au quatrième rang mondial pour le nombre de fraudeurs, et au second rang pour le nombre de victimes. J’ai surtout trouvé fascinant la panoplie de fraudes qui nous guettent (eSchool News : Report details common internet scams). Ainsi, à des fins éducatives, les jeunes gagneront à être sensibilisés tôt aux requins qui rôdent.

    FraudContactMethod2008.jpg


(Image thématique : Deceit and Guile Depart not from Her Streets, par James Tissot)


Par ricochet :
Phishing : les gens mordent