On assiste à une escalade de la lutte pour le contrôle du cyberespace. Après la neutralité des réseaux (net neutrality) et les récents efforts de réduire la bande passante des usagers, on s’attaque désormais aux droits de la personne. Le fichier EDVIGE fait beaucoup jaser en France. Les écoles disposent également de logiciels pour surveiller les élèves (Daily Camera : Teachers monitoring monitors). Dans ce contexte d’expansion virtuelle qui marque le monde, la Déclaration universelle des droits de l’homme a besoin d’être amendée.
Je connaissais le code de conduite pour la blogosphère de Tim O’Reilly. Or, Florence Meichel, dont la pédagogie égale l’humanisme, me fait découvrir la Déclaration des droits pour les utilisateurs des réseaux sociaux, une traduction du Bill or Rights for Users of the Social Web. Mais je retiens surtout la Déclaration des droits de l’homme numérique, dont le livre blanc (PDF) est l’oeuvre d’André Santini et d’Alain Bensoussan (source : Apprendre 2.0).
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Malgré qu’elle constitue un bon point de départ, cette déclaration est incomplète, comme le souligne Edgar Pansu (Transfert.net : Droits de l’homme numérique : copie à revoir). Les droits numériques vont au-delà de l’identité et des données personnelles, quoique le droit à l’oubli s’avère incontournable, tout comme celui de la vie privée (Contre Journal : «Le fichage Edvige n’a aucun rapport avec l’ordre public»; source : Florence Meichel). Les choses ont bien changé depuis huit ans. Nous avons besoin d’un débat de fond sur la question de la propriété intellectuelle. Par ailleurs, il faut garantir la libre circulation des idées et l’accès au savoir. Plus fondamentalement, il faut garantir le droit à la non-numérisation, c’est-à-dire le droit de vivre à l’abri de la subordination à la technologie.