L’accélération du changement bouleverse jusqu’à notre conception cartésienne des choses, un accélérant de plus sur l’attitude inflammatoire des conformistes. La définition que l’on donnait hier à un objet ne tient plus aujourd’hui, car on l’a transformé. Une fois libérée, la créativité se moque des restrictions de la classification ou de la définition. L’usage du cellulaire, par exemple, dépasse largement sa fonction première de radiotéléphonie.
Ces réflexions me viennent à la lecture d’un questionnement d’André Marois sur ce qu’est un blogueur, question sagement laissée sans réponse. Comment en effet définir un sujet dont la finalité varie en fonction des individus? Il ne suffit pas dans ce cas de le définir en rapport à l’outil.
Une définition, en raison de son caractère général, est imparfaite par défaut. Je n’oserai pas une définition, car je préfère le flou de l’imprécision qui oblige l’individu à l’effort de combler le vide cognitif.
On ne saurait, par conséquent, servir aux élèves trop de réponses. Pour les préparer à affronter l’inconnu, il faut plutôt leur servir des questions, histoire qu’ils apprennent à trouver eux-mêmes la vérité, d’autant plus vraie qu’elle sera partagée et malléable.