Les réseaux sociaux en éducation

wedelnetwork12Redouté par les uns et adulé par les autres, le réseau des réseaux présente un double visage : ce peut être à la fois un danger et un vecteur de liberté. (Elisabeth Guigou)

J’arrive de la journée Réseaux sociaux et éducation, bien organisée par le MATI. La journée fut agréable de plusieurs manières : sujet encore mal compris, invités intéressants, ambiance décontractée et interactive, participants branchés sur la problématique, et l’occasion surtout de revoir de bons amis, de découvrir des ‘amis’ que je ne connaissais que virtuellement et faire de nouvelles connaissances. Je préfère les rencontres de chair et de sang; le virtuel n’est encore, à plus d’un égard, qu’un ersatz.

L’assistance était invitée à étendre sa participation sur Twitter ou le Ning créé pour l’occasion. J’ai opté pour Twitter, de façon à ne pas trop m’éloigner des présentations. Plusieurs ont fait de même, au constat du flux hashtag #osmontreal.

J’ai particulièrement apprécié la conférence d’ouverture de Terry Anderson. Sa reconnaissance du pouvoir subversif du Web à l’endroit de l’éducation en a certainement secoué plus d’un dans la salle.

J’ai aussi aimé la présentation de Patrick Giroux qui relatait son expérience d’un cours d’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication aux futurs enseignants. Je me remets difficilement du fait que ses étudiants, pendant toute leur formation, n’ont droit qu’à un seul cours sur le sujet, optionnel de surcroît. Dans certaines universités, j’ai ouï dire que les futurs enseignants ne reçoivent que quelques heures de formation aux logiciels de bureautique. On ne peut tolérer un tel niveau d’incompétence dans les universités!

L’école peine déjà à s’adapter à l’accélération du changement technologique. Or, malgré l’incertitude de la recherche, on ne saurait concevoir que des outils de communication et de transmission de l’information bien utilisés ne contribuent pas à la connaissance — encore faut-il mesurer les bons apprentissages. Et il n’y a pas que la technologie en tant que moyen d’apprentissage, mais également comme objet d’apprentissage. Par conséquent, pareille école lèse élèves et société. Doublement.

Les réseaux sociaux présentent à mon avis plusieurs avantages pour les universités. L’un des principaux, inédit il me semble, concerne l’objectivité des jeunes aux phénomènes émergents. Non seulement ont-ils une autre compréhension des phénomènes de leur génération, mais leur analyse n’est pas affectée par les mêmes préjugés que ceux de leurs aînés. Au moment où l’accélération de l’évolution comprime les siècles en décennies, il devient impératif de développer des mécanismes de recherche intergénérationnels.

À la question de l’utilité des réseaux sociaux, je m’étonne de constater le peu d’ouverture à la nature sociale de l’apprentissage. On cherche bien, par toutes sortes de contorsions, comment adapter les réseaux sociaux aux institutions scolaires. Il ne vient pas à l’esprit que les nouvelles technologies de la communication appellent de nouveaux modèles d’apprentissage, des processus qui s’accordent mal à des institutions modelées sur la transmission livresque du savoir.

Terry Anderson avait pourtant évoqué la théorie de la complexité, laquelle repose en quelque sorte sur la structure chaotique du savoir. Un invité a même suggéré, en conclusion, que les universités devraient chercher à mieux saisir les réseaux sociaux afin de les institutionnaliser. Je réponds à cela qu’il est difficile d’institutionnaliser le chaos, tout comme la liberté d’apprentissage.

Mise à jour, 20 mars 2009 | Mario Asselin a fait un excellent tri du flux Twitter #osmontreal, dont il extrait quelques perles (Mario tout de go : Universitaires, Web collaboratif, réseaux sociaux et éducation). Mario attire aussi notre attention sur les impressions de Philippe Bonneau (Le blogue de Philippe : Mon bilan du colloque).


(Image thématique : Network 12, par Rick Wedel)


Par ricochet :
Internet et les réseaux sociaux (Pew Internet)
L’humanité en réseau
L’apprentissage en réseau : un moyen sous-utilisé
L’animation des réseaux sociaux utilisée en recherche
La formation informelle et les réseaux
L’éducation aux réseaux sociaux
Le Web est le futur de l’éducation
La croissance d’un réseau social
Les réseaux sociaux Internet bons pour les ados
L’apprentissage en réseau

Vous pouvez suivre les commentaires en réponse à ce billet avec le RSS 2.0 Vous pouvez laisser une réponse, ou trackback.

19 réponses

  • Je te cite « il est difficile d’institutionnaliser le chaos, tout comme la liberté d’apprentissage. »

    Je mesure l’incompréhension ! :-(

    La chaos c’est la force de vie et d’apprenance de ces réseaux !

    Son institutionnalisation reviendrait à sa mort, tout simplement !

    Non seulement c’est difficile mais en plus ce n’est pas souhaitable !

    Reste à savoir quel est l’objectif visé ?

  • «  mais leur analyse n’est pas affectée par les mêmes préjugés que ceux de leurs aînés. »
    « Je réponds à cela qu’il est difficile d’institutionnaliser le chaos, tout comme la liberté d’apprentissage. »

    L’institutionnaliser, Non sans doute…
    …mais pourquoi pas le cartographier ?

    Cartographier :

    pour identifier ; chacun perçoit une réalité propre à son vécu.
    pour répertorier ; chacun dresse la liste de ce qu’il retient de la réalité qu’il perçoit, avec ses propres mots ;
    pour signaler ; chacun met en valeur ce qui lui semble important, à l’instant T ;
    pour lier ; chacun trace sa propre route parmi ce qu’il a identifié, répertorié, signalé.

    Institutionnaliser le chaos, quoique…
    Si chacun institutionnalisait son propre chaos pour en tirer bénéfice.
    Si chacun acquérait les réflexes nécessaires et suffisants :

    pour identifier : formuler un besoin, maîtriser la recherche documentaire ;
    pour répertorier : éliminer le bruit, analyser pour sélectionner les informations pertinentes et fiables ;
    pour signaler : classer, synthétiser, rendre compréhensible et accessible, partager ;
    pour lier : intégrer à l’existant, expliciter sous forme d’heuristique.

    Une seule question m’obsède : comment inciter mes apprenants à bâtir leur propre carte, comment les accompagner dans ce cheminement ?

    Plus précis encore :
    Comment inciter mes apprenants, en situation d’échec scolaire, à bâtir leur propre carte, comment les accompagner dans ce cheminement ? Selon quelle échelle de temps ? Selon quel rythme ?

    De mon point de vue, et compte tenu de mon panel d’apprenants (Échec scolaire ou tout comme), les réseaux sociaux permettent de remédier en partie à l’absence de confiance.

    Ils anonymisent, ils lissent les écarts :
    * chacun est libre de ne laisser transparaître que ce qui l’avantage ;
    * l’effet communauté contribue à l’émergence d’un langage spécifique, sans contrainte grammaticale ou orthographique et à ce titre minimise les freins.

    Les fonctionnalités de ces nouveaux outils permettent d’approcher le chaos, chacun participant à l’auto-régulation de ce dernier !

  • Quelle jolie réflexion tu nous proposes là Gael…je n’avais pas vu les choses sous cet angle…mais oui j’adhére au propos ! :-)

    J’apprécie cette double dimension : à la fois local et global !

    La question du temps me semble en effet un paramètre essentiel : donner du temps au temps…ce n’est pas perdre son temps…mais c’est très différent des paradigmes en cours : on se situe résolument dans l’apprentissage tout au long de la vie ! :-)

  • Ti-jo dit :

    Parler pour parler…
    L’art des blogues en éducation
    Est-ce que tous les conseillers en éducation sont des vieux profs blasés d’enseigner ou de jeunes qui se rendent compte qu’ils ne veulent pas enseigner?

  • Jacques dit :

    Pour des raisons professionnelles, je désire garder l’anonymat. Je m’appelerai donc Jacques pour les besoin de la cause aujourd’hui.

    Actuellement, une nouvelle tendance plane en éducation. Comme partout ailleurs, il s’agit bien entendu de celle de l’obsession technologique. Les grandes tendances en éducation (en recherche, en colloque et en discussion) s’intéressent à l’intégration des nouvelles technologie de l’information et des communication (NTIC) dans un contexte d’apprentissage.

    Les « experts » en éducation se demandent de quelle manière nous pourrions utiliser le clavardage, le blog ou des logiciels comme Facebook dans un dessin éducatif. Ces outils permettraient soi-disant de libérer l’éducation des contraintes, d’être plus prêts des intérêts des jeunes, de répondre aux nouvelles exigences de la société contemporaine.
    Cette tendance est très perverse.

    D’abord, pour rehausser l’éducation au Québec, il faut s’attaquer au contenu et non au contenant. Ce qui fait d’un enseignant un enseignant qualifié sont ses connaissances et non sa capacité à utiliser les interfaces blog / clavardage / webcam. Dans le programme d’enseignement au secondaire, dans le profil univers social, les futurs enseignants font à peine dix cours en histoire. Dix cours! C’est à peine un certificat dans la discipline qu’ils vont enseigner. Souvent aussi, ils enseignent la géographique et ont suivi 3 cours seulement ou enseignent l’économie en secondaire 5 et n’ont suivi aucun cours dans cette discipline. Des gens que je connais personnellement ont obtenu leur baccalauréat en enseignement de l’éducation physique et ils enseignent l’enseignement éthique et religieux. Une semaine avant de commencer à enseigner, il me demandait ce que c’était le protestantisme, Et l’important en ce moment serait qu’ils se perfectionnent avec les NTIC? Vous plaisantez! Les enseignants au niveau secondaire devraient être formés adéquatement au niveau du contenu. Laissez la pédagogique / technologie de côté un moment et réfléchissez à ce que, concrètement (calculez comme vous voulez, en terme de cours suivis, de crédits universitaires…), un enseignant au secondaire à reçu comme connaissances propres à son « domaine de spécialisation ». Un enseignant au secondaire n’est pas un spécialiste. Il reçoit une formation très de base pour transmettre des connaissances à des jeunes. Néanmoins, sa formation de base est trop de base. Un étudiant au baccalauréat en littérature qui fait tous ses cours complémentaires en histoire a suivi plus de cours en histoire que les enseignants au secondaire.

    Deuxièmement, la « net génération », les « digital natives » n’existent que dans vos têtes. Bien des gens n’aiment pas l’informatique et les technologies. Surtout pas dans un contexte scolaire. Pour ceux qui aiment, il faut savoir faire une distinction entre l’usage personnel et l’usage en contexte éducatif. Il faut installer les logiciels, cliquez ici et là, ajustez son écran, etc. Ça ne fonctionne pas, l’interface a des problèmes. Les jeunes qui passent justement tout leur temps sur l’ordinateur n’ont pas nécessairement envie de suivre un cours sur l’ordinateur. Si les jeunes passent trop de temps sur l’ordinateur, ce n’est certainement pas en faisant leur éducation sur des nouvelles technologies qu’ils en passeront moins.

    Je crois que vous êtes tous un peu naïfs de penser que les NTIC sont l’avenir de l’éducation. C’est le contenu que nous devons travailler.

  • Cher Anonyme… permettez que je ne vous reconnaisse pas le droit d’utiliser un prénom…

    Vous prêchez sans doute à des convaincus…

    Mais, je revendique la naïveté dont vous nous affublez sous couvert d’un anonymat bien commode pour masquer une tendance passéiste marquée !

    Premièrement, l’outil informatique que vous décrivez relève d’un autre âge, celui d’un Windows 95 disparu en même temps que les matériels anciens qui l’accueillaient.

    Deuxièmement, certes, moi aussi je connais des collègues dont le corpus de connaissances n’est pas ce qu’il devrait être, mais ils ne sont pas légions !

    Troisièmement, les différents intervenants sur ce blog prêchent la formation continue tout au long de la vie, aussi ne pensez-vous pas qu’il appartient à l’enseignant de se former aussi, d’acquérir les connaissances et les compétences qui lui manquent pour assurer sa mission et accompagner les apprenants dans un monde qui bouge !?

    Quatrièmement, certes, les accros aux NTIC ne sont pas majoritaires, néanmoins, leur proportion est grandissante, et il appartient aux enseignants d’aujourd’hui, d’anticiper ce phénomène pour former les générations montantes qui seront confrontées, de gré ou de force à ces outils.
    Au cas où vous l’ignoreriez, il n’est pas rare de lire sur une offre d’emploi « Maîtrise des outils bureautiques requise »…

    Cinquièmement, le contenu peut être travaillé, étoffé en tirant bénéfice des nouveaux outils disponibles, je n’y vois aucune antinomie :
    * continuez-vous à vous déplacer à cheval sur grande distance ?
    * n’utilisez-vous pas le bic standard en lieu et place de la plume d’oie ?

    Sixièmement, jamais le contenu n’a été aussi accessible qu’aujourd’hui, il appartient à chacun de s’en saisir en utilisant les outils du moment !
    Il est trop facile de déporter les malheurs de quelques uns sur le système.
    Travailler pour acquérir des connaissances, du contenu, relève de l’individu, pas du système !
    L’enseignant, l’apprenant, sont libres de lire davantage que le contenu officiel !

    Non, décidément, je suis bien naïf de croire que le courage de défendre ses opinions est une valeur à enseigner à mes apprenants !

    Pour conclure et rester dans le sujet initial de ce billet, les réseaux sociaux et les relations humaines médiatisées, je vous livre cette définition du mariage :
    « Le mariage, c’est résoudre à deux les problèmes qu’on aurait jamais eu tout seul ! »

    ;-(((((((((((

  • Je concède, Florence, que la dichotomie entre l’institution et le chaos ne prête pas à la conciliation. Néanmoins, cela ne signifie pas que la première ne peut pas s’inspirer du second pour modifier ses pratiques, comme il était entendu dans le commentaire de fin de journée que j’évoquais. Hormis la difficulté de la chose, je ne veux pas présumer de l’incapacité des établissements de créer de nouvelles pratiques à partir d’observations extérieures, surtout quand il y a une volonté de changement. Je partage cependant ton pessimisme quant aux chances de réussite.

    Je tâcherai de revenir demain sur l’excellent commentaire de Gael et ceux de Ti-jo et ‘Jacques’.

  • @ Gael: L’idée de ‘cartographier’ les événements et ses pensées est certes fort intéressante pour plusieurs. Je crois savoir que ce genre de représentation contribue effectivement au web sémantique.

    Je ne pense pas, cependant, que cette méthode convienne à tous et à chacun, ni à tous les usages. Chaque moyen comporte des limites intrinsèques, et je suis réticent à promouvoir un moyen aux dépens des autres. La réticence de certains de tes élèves à recourir à la cartographie est peut-être une indication que ce moyen ne leur convient pas. Je pense qu’on obtient plus de succès en proposant une panoplie de moyens, tout en donnant notre avis empirique sur les avantages et les inconvénients de chacun. Le choix s’avère une composante importante de la perception de contrôlabilité si importante dans la motivation scolaire.

    Par ailleurs, je te suis extrêmement reconnaissant d’avoir répliqué au commentaire de ‘Jacques’. Malgré sa véhémence, j’acquiesce à l’ensemble de tes arguments. Tu me facilites grandement la tâche au regard de la réponse qu’un tel commentaire nécessite.

    @Ti-jo : Je perçois tant de préjugés dans votre commentaire que vous ne pouvez pas être enseignant vous-même. Pour rectifier les faits, si j’étais un “vieux prof blasé”, je ne continuerais pas à réfléchir et à participer à l’avancement de l’éducation dans un carnet personnel, ni à expérimenter à l’aide d’un carnet scolaire.

    @Jacques : Votre définition de la compétence d’un enseignant (« ce qui fait d’un enseignant un enseignant qualifié sont ses connaissances ») trahit une bien faible compréhension de la science de l’enseignement et de la pédagogie. Pour vous contredire, je donnerai seulement l’exemple de tous ces professeurs universitaires, pourtant si connaissants en leur domaine, qui sont de si mauvais pédagogues.

    Vous avez raison de dénoncer le manque de connaissances de certains jeunes enseignants qui sortent des universités. Je suis toutefois de l’avis de Gael qu’ils ne sont pas légion. On aura beau, durant leur formation universitaire, gaver les étudiants de connaissances spécifiques à leur domaine d’enseignement, ils en sortiront toujours relativement ignorants. La compétence n’est pas qu’une question de cumul de connaissances, ce cumul étant d’ailleurs l’affaire de toute une vie.

    Votre argumentaire contre l’usage des nouvelles technologies de la communication est fallacieux en ce que vous généralisez à partir des pires exemples. Ou bien vous ignorez le sujet que vous accusez, ou bien vos connaissances ne s’étendent pas à la logique.

    À tout prendre, il appert que des commentaires tels que ceux de Ti-jo et de Jacques, considérant leurs lacunes, servent assez bien la cause de ceux qui cherchent à transformer l’école.

  • François, mes propositions s’adressaient davantage aux enseignants (en manque de contenu ;o)).
    Pour info, ma véhémence est inversement proportionnelle à mon âge, ce qui te laisse imaginer ce dont j’étais capable il y a vingt ans…

    Ma petite expérience du MindMapping appliquée à des apprenants de « bas niveau » témoigne du caractère trop abstrait de cette méthode.
    Ils ont souvent bien du mal à formuler dans un langage correct des idées simples, aussi, ais-je revu à la baisse mes prétentions à ce niveau.

    J’utilise le MindMapping en raison de son caractère visuel pour les aider à saisir une globalité tout en conservant la facilité de descendre dans l’arborescence jusqu’au détail.

    Lorsque je dis « pour lier : intégrer à l’existant, expliciter sous forme d’heuristique.« , je tente d’attirer l’attention sur le fait que l’enseignant se doit de montrer le chemin en proposant une valeur ajoutée, un éclairage synthétique qui permette à l’apprenant de se saisir du concept sans s’en effrayer…

    Dans le cadre de mon exposé, heuristique se définit comme une « idée directrice guidant la recherche, ou procédé aidant à la résolution d’un problème » (http://reseauressource.info/site/?p=14).

  • J’étais d’ailleurs un peu étonné de ton premier commentaire, Gael, et pas certain de bien te suivre. Désolé d’avoir été aussi crédule. Je te reconnais davantage dans ce passage :

    je tente d’attirer l’attention sur le fait que l’enseignant se doit de montrer le chemin en proposant une valeur ajoutée, un éclairage synthétique qui permette à l’apprenant de se saisir du concept sans s’en effrayer…

  • Merci du billet, j’y fait référence pour faire un lien éducation et bibliothèques dans le contexte 2.0!

  • Je m’apprête justement à planifier une formation en anglais pour des bibliothécaires scolaires. Merci de porter votre carnet à mon attention.

  • A propos de la valeur ajoutée de l’enseignant pour organiser le chaos :

    Évolution technologique et apprentissage contextuel
    Martin Mainguy, enseignant Design de présentation
    Cégep de Sainte-Foy

    http://www.profweb.qc.ca/fr/recits/evolution-technologique-et-apprentissage-contextuel/recit/885/index.html

  • Il s’agit, en effet, d’une très belle démarche, participative de surcroît.

    Ce passage, toutefois, me questionne : « En éducation, la pédagogie et la didactique doivent précéder la technologie. »

    Je pense, au contraire, que la pédagogie et la didactique dépendent largement des outils mis à la disposition des enseignants et des apprenants. Ainsi, les nouvelles technologies modifieront les stratégies de transmission et d’acquisition du savoir. Si les processus cérébraux d’apprentissage restent immuables, les moyens externes sont en constante mutation.

  • Et si nous envisagions la démarche et ta question sous un aspect systémique ?

    Une boucle rétro-active « à la » Edgar MORIN :
    Pédagogie et Didactique -> NTIC -> Connaissance des processus cérébraux d’apprentissage -> Pédagogie et didactique

    En imaginant toutes les permutations possibles ?

  • Une conception évolutive des choses me semble effectivement toujours plus près de la vérité. Bien joué!



Laisser un commentaire

*