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	<title>Commentaires sur : Le fichu bulletin de l&#039;élève</title>
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	<description>...contre la planéité</description>
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		<title>Par : François Guité</title>
		<link>http://www.francoisguite.com/2007/11/le-fichu-bulletin-de-leleve/#comment-3719</link>
		<dc:creator><![CDATA[François Guité]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Nov 2007 00:28:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.francoisguite.com/archives/3853#comment-3719</guid>
		<description><![CDATA[Je suis très sensible aux difficultés qu&#039;on éprouve dans l&#039;enseignement de la langue maternelle. Sans doute y a-t-il lieu de resserrer les efforts sur le plan de la grammaire et de la syntaxe, mais ce sont là des détails de pondération qui découlent davantage des modalités imposées par le MELS que de l&#039;approche par compétence, laquelle repose entre autres sur des connaissances. Les lacunes sur le plan du code grammatical que vous soulevez ne sont pas qu&#039;un problème de connaissances; elles relèvent également d&#039;une absence de stratégies pour y remédier. Ça n&#039;explique pas tout, évidemment; il y a aussi le manque de valorisation et, par conséquent, de motivation à apprendre une langue soignée. Il est illusoire d&#039;espérer que l&#039;ensemble d&#039;une population maîtrise un code grammatical, d&#039;autant plus à une époque où la langue usuelle est en pleine transformation. Vous avez une tâche ingrate.

La langue fait nécessairement appel à des compétences. Or, celles-ci s&#039;acquièrent au fil du temps, dans un long processus. Notre responsabilité consiste à faire progresser les élèves au mieux de nos capacités, et non de faire en sorte que chacun atteigne l&#039;ensemble des objectifs. On ne saurait être tenu responsable des retards des élèves. Par ailleurs, l&#039;idée d&#039;arrêter l&#039;élève dans son processus d&#039;apprentissage n&#039;est plus envisageable. Le redoublement, c&#039;est bien démontré, n&#039;est pas une solution. Aussi difficile que cela rende notre tâche, il faut tenter de servir l&#039;élève. Toutefois, des mesures d&#039;appui peuvent grandement aider à la tâche.
]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis très sensible aux difficultés qu&rsquo;on éprouve dans l&rsquo;enseignement de la langue maternelle. Sans doute y a-t-il lieu de resserrer les efforts sur le plan de la grammaire et de la syntaxe, mais ce sont là des détails de pondération qui découlent davantage des modalités imposées par le MELS que de l&rsquo;approche par compétence, laquelle repose entre autres sur des connaissances. Les lacunes sur le plan du code grammatical que vous soulevez ne sont pas qu&rsquo;un problème de connaissances; elles relèvent également d&rsquo;une absence de stratégies pour y remédier. Ça n&rsquo;explique pas tout, évidemment; il y a aussi le manque de valorisation et, par conséquent, de motivation à apprendre une langue soignée. Il est illusoire d&rsquo;espérer que l&rsquo;ensemble d&rsquo;une population maîtrise un code grammatical, d&rsquo;autant plus à une époque où la langue usuelle est en pleine transformation. Vous avez une tâche ingrate.</p>
<p>La langue fait nécessairement appel à des compétences. Or, celles-ci s&rsquo;acquièrent au fil du temps, dans un long processus. Notre responsabilité consiste à faire progresser les élèves au mieux de nos capacités, et non de faire en sorte que chacun atteigne l&rsquo;ensemble des objectifs. On ne saurait être tenu responsable des retards des élèves. Par ailleurs, l&rsquo;idée d&rsquo;arrêter l&rsquo;élève dans son processus d&rsquo;apprentissage n&rsquo;est plus envisageable. Le redoublement, c&rsquo;est bien démontré, n&rsquo;est pas une solution. Aussi difficile que cela rende notre tâche, il faut tenter de servir l&rsquo;élève. Toutefois, des mesures d&rsquo;appui peuvent grandement aider à la tâche.</p>
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	<item>
		<title>Par : Luc Papineau</title>
		<link>http://www.francoisguite.com/2007/11/le-fichu-bulletin-de-leleve/#comment-3718</link>
		<dc:creator><![CDATA[Luc Papineau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Nov 2007 14:43:10 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.francoisguite.com/archives/3853#comment-3718</guid>
		<description><![CDATA[Permettez-moi ce commentaire que je placerai également sur le blogue du RAEQ, pour fins de discussion, M. Guité.

En français, nous mesurons des compétences: savoir écrire, par exemple. Les grilles de correction que nous utilisons accordent évidemment des «points» ou des «cotes» pour le fond (les idées), la structure, le vocabulaire et la qualité de la langue. Or, ce que l&#039;on remarque, c&#039;est qu&#039;il est tout à fait possible pour un élève ayant très peu de connaissances quant au code grammatical de réussir une telle épreuve. Pourquoi? Je prendrai exemple sur l&#039;examen final d&#039;écriture du MELS de cinquième secondaire, mais il faut savoir que ceux des autres niveaux sont construits sensiblement sur la même logique.

Premièrement, et on ne le dira jamais assez, la correction de cet examen est peu sévère. Pour le MELS, l&#039;élève a toujours raison et c&#039;est au correcteur de prouver qu&#039;il est dans l&#039;erreur, même si son propos est peu clair. Un élève qui répond «en partie» à un critère obtient déjà la moitié des points attribués à ce dernier en partant.

Deuxièmement, les critères en ce qui concernent la maîtrise de la langue sont de véritables passoires. À ce sujet, le MELS a dû, il y a quelques années, fait croire qu&#039;il a rajusté le tir. Ainsi, on est passé d&#039;un élève qui pouvait écrire 200 fautes de grammaire et d&#039;orthographe et réussir cet examen à un élève qui peut faire une faute de grammaire et d&#039;orthographe aux 14 mots. Appelons cela, par dépit, une amélioration. Dans les faits, le guide du correcteur, avec diverses exceptions permet davantage d&#039;erreurs.

Il importe de souligner que ce seuil de réussite (ou d&#039;échec, c&#039;est selon) n&#039;existe qu&#039;en cinquième secondaire. Pour les dix autres années d&#039;enseignement du français, la débandade est permise et trop souvent sans aucune conséquence, sauf celle de découvrir qu&#039;on ne sait pas écrire correctement sa langue maternelle à l&#039;âge de 16-17 ans.

Troisièmement, ce type d&#039;évaluation ne permet pas de mesurer si un enfant a une bonne maîtrise du code grammatical. Il permet seulement de mesurer s&#039;il sait écrire un texte argumentatif de 500 mots potable sans faire une haute aux 14 mots. Point à la ligne. Avec des techniques d&#039;évitement et une grille de correction complaisante, 85% des élèves québécois réussissent cette épreuve, même s&#039;ils confondent encore «leur» pronom et «leurs» déterminant après onze années à l&#039;école. On ne parle pas ici d&#039;exceptions rares que certains se plaisent à évoquer pour expliquer la complexité de notre langue. De plus, il faut également savoir que toutes les évaluations d&#039;écriture au Québec PERMETTENT à l&#039;élève d&#039;utiliser une grammaire et un dictionnaire. Avec ou sans réforme.

L&#039;évaluation est une chose complexe, qu&#039;on mesure des connaissances ou des compétences, ou même les deux. Il est inconcevable que la réforme, avec toute l&#039;énergie et les moyens qu&#039;elle a nécessité, permette encore à des jeunes de réussir sans maîtriser le code grammatical. Savoir écrire correctement sa langue maternelle n&#039;est pas un concept ringard ou désuet.

Le débat n&#039;est pas simple, mais en français, comme dans d&#039;autres matières, il est faux de croire que les évaluations que nous avons connues, et encore plus dans le cas de celles de la réforme, permettent d&#039;évaluer correctement les connaissances. Dans la plupart des cas, elles ne visent qu&#039;à les faire réussir et à leur décerner un diplôme sans égard ce qu&#039;ils connaissent vraiment. Et pour ceux qui invoqueraient que les programmes actuels sont plus exigeants que les précédents, venez voir au quotidien ce qu&#039;on nous demande d&#039;exiger des élèves pour qu&#039;ils «réussissent». Il y a tout un écart entre certains rêves ministériels et la réalité.

]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Permettez-moi ce commentaire que je placerai également sur le blogue du RAEQ, pour fins de discussion, M. Guité.</p>
<p>En français, nous mesurons des compétences: savoir écrire, par exemple. Les grilles de correction que nous utilisons accordent évidemment des «points» ou des «cotes» pour le fond (les idées), la structure, le vocabulaire et la qualité de la langue. Or, ce que l&rsquo;on remarque, c&rsquo;est qu&rsquo;il est tout à fait possible pour un élève ayant très peu de connaissances quant au code grammatical de réussir une telle épreuve. Pourquoi? Je prendrai exemple sur l&rsquo;examen final d&rsquo;écriture du MELS de cinquième secondaire, mais il faut savoir que ceux des autres niveaux sont construits sensiblement sur la même logique.</p>
<p>Premièrement, et on ne le dira jamais assez, la correction de cet examen est peu sévère. Pour le MELS, l&rsquo;élève a toujours raison et c&rsquo;est au correcteur de prouver qu&rsquo;il est dans l&rsquo;erreur, même si son propos est peu clair. Un élève qui répond «en partie» à un critère obtient déjà la moitié des points attribués à ce dernier en partant.</p>
<p>Deuxièmement, les critères en ce qui concernent la maîtrise de la langue sont de véritables passoires. À ce sujet, le MELS a dû, il y a quelques années, fait croire qu&rsquo;il a rajusté le tir. Ainsi, on est passé d&rsquo;un élève qui pouvait écrire 200 fautes de grammaire et d&rsquo;orthographe et réussir cet examen à un élève qui peut faire une faute de grammaire et d&rsquo;orthographe aux 14 mots. Appelons cela, par dépit, une amélioration. Dans les faits, le guide du correcteur, avec diverses exceptions permet davantage d&rsquo;erreurs.</p>
<p>Il importe de souligner que ce seuil de réussite (ou d&rsquo;échec, c&rsquo;est selon) n&rsquo;existe qu&rsquo;en cinquième secondaire. Pour les dix autres années d&rsquo;enseignement du français, la débandade est permise et trop souvent sans aucune conséquence, sauf celle de découvrir qu&rsquo;on ne sait pas écrire correctement sa langue maternelle à l&rsquo;âge de 16-17 ans.</p>
<p>Troisièmement, ce type d&rsquo;évaluation ne permet pas de mesurer si un enfant a une bonne maîtrise du code grammatical. Il permet seulement de mesurer s&rsquo;il sait écrire un texte argumentatif de 500 mots potable sans faire une haute aux 14 mots. Point à la ligne. Avec des techniques d&rsquo;évitement et une grille de correction complaisante, 85% des élèves québécois réussissent cette épreuve, même s&rsquo;ils confondent encore «leur» pronom et «leurs» déterminant après onze années à l&rsquo;école. On ne parle pas ici d&rsquo;exceptions rares que certains se plaisent à évoquer pour expliquer la complexité de notre langue. De plus, il faut également savoir que toutes les évaluations d&rsquo;écriture au Québec PERMETTENT à l&rsquo;élève d&rsquo;utiliser une grammaire et un dictionnaire. Avec ou sans réforme.</p>
<p>L&rsquo;évaluation est une chose complexe, qu&rsquo;on mesure des connaissances ou des compétences, ou même les deux. Il est inconcevable que la réforme, avec toute l&rsquo;énergie et les moyens qu&rsquo;elle a nécessité, permette encore à des jeunes de réussir sans maîtriser le code grammatical. Savoir écrire correctement sa langue maternelle n&rsquo;est pas un concept ringard ou désuet.</p>
<p>Le débat n&rsquo;est pas simple, mais en français, comme dans d&rsquo;autres matières, il est faux de croire que les évaluations que nous avons connues, et encore plus dans le cas de celles de la réforme, permettent d&rsquo;évaluer correctement les connaissances. Dans la plupart des cas, elles ne visent qu&rsquo;à les faire réussir et à leur décerner un diplôme sans égard ce qu&rsquo;ils connaissent vraiment. Et pour ceux qui invoqueraient que les programmes actuels sont plus exigeants que les précédents, venez voir au quotidien ce qu&rsquo;on nous demande d&rsquo;exiger des élèves pour qu&rsquo;ils «réussissent». Il y a tout un écart entre certains rêves ministériels et la réalité.</p>
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