Les meilleurs sites Web 2.0 (2007)

ScottAwards.jpgLes palmes qu’on remporte ne donnent pas toutes des fruits. (Stanislaw Jerzy Lec)

Plusieurs caractéristiques du Web 2.0 ont un attrait certain pour l’éducation : production de contenu, collaboration, partage, personnalisation, ressources, visualisation. Il est fascinant, par ailleurs, de constater la multitude de services, pour la plupart gratuits et rivalisant d’originalité, mis à notre disposition. On y trouve des applications qui ont un potentiel pédagogique supérieur aux outils proposés par les écoles. SEOmoz présente la 2e édition de ses Web 2.0 Awards, dans plus de quarante catégories. C’est plus de 200 sites qu’on prendra plaisir à découvrir, dont presque tous ont une portée éducative. L’école, plus conservatrice dans ses approches, sera plus intéressée par les catégories livres, écriture collaborative, wikis, cartographie, organisation, réponses et conseils, pages d’ouverture. Il y en a pour au moins une heure de découvertes et d’émerveillement.

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L'évaluation informatisée de l'écriture

SpencerWritingExplained.jpgEn fait de sentiments, ce qui peut être évalué n’a pas de valeur. (Chamfort)

Les formes d’expression sont trop fantaisistes pour qu’on les mesure avec précision. En écriture, on réussit bien à compter les fautes, mais même les critères relatifs à la forme reposent souvent sur une appréciation qualitative. Quant aux idées, à l’imagination et aux sentiments, on nage en pleine subjectivité. Cela explique en partie pourquoi les professeurs de langue s’échinent sur les corrections. En français surtout, l’interminable charge de la cacographie creuse les rides. Avec les heures sup. Et si la correction informatisée pouvait alléger la tâche? Des écoles offrent aux élèves et aux enseignants les services de MY Access!, un service en ligne d’évaluation d’un essai (The Day : Schools Turn To Web Site As Interactive Writing Coach). Quoique l’évaluation laisse à désirer, la technologie mérite considération.

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Étude : le mois de conception affecte l'intelligence

GoghRoulinBebe.jpgCe n’est pas l’intelligence qui nous distingue, mais la bêtise. (Bernard Arcand)

Le moment de l’année où un enfant est conçu influence sa réussite scolaire selon une étude de Paul Winchester, professeur de pédiatrie à l’Université d’Indiana (EurekAlert! : Conception date affects baby’s future academic achievement). En comparant les résultats des élèves aux tests standardisés en fonction du mois de naissance, le chercheur a constaté des résultats plus faibles en mathématiques et en littératie chez les enfants conçus en juin, juillet et août. Le chercheur attribue cet écart à l’exposition de la mère aux pesticides et aux fertilisants durant l’été. Précisons que l’Indiana fait partie du Grain Belt, une région largement agricole. Néanmoins, l’étude rappelle que le développement cérébral du foetus n’est pas une mince affaire et peut être affecté par l’environnement.

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TIC : une typologie des utilisateurs

DigitalGreczny.jpgEt puis nos coutumes divergent, et divergent c’est énorme. (Pierre Desproges)

Dans son dernier rapport sur l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication, le centre Pew Internet propose une typologie des divers utilisateurs (Pew Internet : A Typology of Information and Communication Technology Users). Malgré les statistiques américaines, l’étude est intéressante pour la dizaine de catégories d’utilisateurs qu’elle identifie et qu’elle regroupe en trois paliers : l’élite, les modérés et les faiblement équipés (tableau ci-dessous; cliquez sur l’image pour un agrandissement). Cette diversité met en évidence la difficulté pour le système d’éducation de rassembler les enseignants autour de projets communs faisant appel aux nouvelles technologies.

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Les aléas du travail en équipe

EquipesGuthuix.jpgLe travail en équipe, c’est le parfait contraire de la bonne gestion du temps. (Scott Adams)

Tout le monde, apparemment, vante les vertus du travail en équipe. C’est le dada des gestionnaires. En éducation, on parlera de gestion participative. Mais comprend-on réellement ce qu’est le travail en équipe? Il ne s’agit pas, pour qu’ils coopèrent, de réunir les gens dans l’atteinte d’un but commun. On aura plus de succès en brûlant des lampions à Saint Jude. Dans bien des cas, malheureusement, la stratégie se retourne contre nous, menant à la méfiance, la rivalité, ou « des silos à l’horizontale » (La Presse Affaires : Le mythe du travail d’équipe). L’issue dépend de l’esprit de communauté; cette synergie doit se cultiver sans relâche.

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Un portable à 10$?

LegerIndia.jpgL’Inde change toujours les gens.
(Ruth Prawer Jhabvala)

Le ministère indien du Développement des ressources humaines a bon espoir de produire un ordinateur portable à 10 $ (The Times of India : HRD hopes to make $10 laptops a reality; source : CNet). Utilisant des composantes recyclées, ou bon marché, et produites en masse, on croit la chose faisable. Déjà, on a soumis un prototype coûtant 47 $. Est-il besoin de rappeler que l’Inde produit une quantité incroyable d’ingénieurs et qu’elle dispose d’un vaste secteur en informatique. Compte tenu de la hausse du One Laptop per Child à 175 $ (source : Technaute), ce nouveau projet revêt plus d’importance qu’on peut lui prêter de prime abord.

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Des écoles abandonnent les portables pour élèves

ArikhaTools.jpgSi l’homme ne façonne pas ses outils, les outils le façonneront. (Arthur Miller)

Des écoles américaines commencent à retirer les ordinateurs portables des mains des élèves après un constat d’échec (New York Times : Seeing No Progress, Some Schools Drop Laptops). Les dirigeants évoquent la stagnation des résultats scolaires, les coûts associés au programme, l’engorgement de la bande passante et les actes de délinquance tels que la triche, le piratage et la collecte de porno. C’est inévitable si on doit confier aux élèves un outil plus puissant qu’un système vieillissant, sans modifier les pratiques. On ne peut pas introduire des ordinateurs dans la classe en perpétuant des méthodes directionnelles et en espérant que les élèves vont sagement réduire l’utilisation de l’outil à des fonctions de bureautique. L’apprenant, dans son individualité, est de nature curieuse.

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L'avenir du manuel scolaire?

CalkinsVariationI.jpgManuel scolaire : livre créé pour apprendre à maudire la lecture. (F. Guité)

Ceci me redonne espoir dans les manuels scolaires : un ouvrage interactif en ligne qui intègre des fonctions d’apprentissage en réseau. Il ne se trouve pas encore, mais la technologie existe. Voyez, en guise d’exemple, la version électronique du magazine Blogger & Podcaster, créée par Olive Software (source : Weblogg-ed). Cliquez sur la page d’accueil, puis tournez les pages, utilisez les menus et les fonctions de personnalisation, écoutez les présentations multimédias, zoomez, etc. Supposez maintenant qu’on y intègre des espaces de navigation internet, des tableaux blancs, des outils de coopération, des fonctions de maillage social, etc. Le e-book prend un nouveau sens et l’idée d’un portable par élève se justifie par l’ajout de nouvelles dimensions à l’apprentissage.

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Des objets qui interagissent avec le cerveau

EspheraBrain.jpgLe cerveau humain : cette machine à concevoir ce qu’il jugera impossible. (Jean Rostand)

Dans la catégorie des technologies imminentes à garder dans le collimateur, ajoutons l’interaction directe entre le cerveau et les objets. Les scientifiques expérimentent des applications pratiques de l’électro-encéphalographie (lecture de l’activité électrique du cerveau) reliée à des instruments. Une technologie à double tranchant, il va sans dire. D’un côté, on a des concepteurs de jouets qui espèrent canaliser le développement du cerveau, notamment pour remédier à certains troubles comme le déficit d’attention (CNN : Next-generation toys read brain waves). Compte tenu de la plasticité neuronale, surtout chez les enfants, l’hypothèse n’est pas sans fondement et même prometteuse sur le plan éducatif. Naïveté à part, toutefois, on joue avec la nature à ses risques et périls.

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L'éducation n'appartient pas à l'école

RectangleCircleMalevich.jpgDans le monde entier, l’école nuit à l’éducation parce qu’on la considère comme seule capable de s’en charger. (Ivan Illich)

L’éducation commence bien avant l’école. Même durant la traversée scolaire, les programmes de formation n’apportent qu’une parcelle des apprentissages faits par les jeunes. À partir du moment où les enfants se retrouvent avec leurs pairs, la mainmise des parents sur l’éducation s’estompe peu à peu. Judith Rich Harris, psychologue du développement de l’enfant et auteure de The Nurture Assumption, affirme même que les pairs ont plus d’influence que les parents sur le développement de la personnalité (Prospect : Why home doesn’t matter). Si tel est le cas, les effets de ce socioconstructivisme seraient exponentiels dans la mesure où les jeunes changent par adaptation à l’environnement. En ajoutant à l’équation le maillage technologique de cet environnement, on peut supposer que l’école perd aussi de son influence.

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