Des écoles abandonnent le P.E.I. : je suis d’accord

L’engouement pour le Programme d’éducation internationale au Québec s’est propagé comme une traînée de poudre. À tel point que les écoles se sont regroupées en société. Le P.E.I. offre une solution de rechange crédible à l’uniformité du programme de formation dispensé dans les écoles publiques. Il représente une telle menace que plusieurs écoles privées ont adhéré au mouvement. Quoique le P.E.I. s’avère toujours un programme de formation efficace, sa spécificité est grandement amoindrie par le nouveau Programme de formation de l’école québécoise (P.F.E.Q.). J’ai appris qu’un district scolaire américain avait décidé de se retirer de l’Organisation du baccalauréat international (The Post-Gazette : Upper St. Clair school board kills International Baccalaureate program et Forum: Why we voted against the International Baccalaureate program). Après avoir enseigné au P.E.I. pendant 15 ans, je suis ravi de cette décision.

Dans mon école, un comité bipartite (directeur-enseignants) a procédé à l’arrimage du P.E.I. au nouveau programme de formation de l’école québécoise. La comparaison des deux programmes révèle une très grande similitude, au point qu’on a immédiatement reconnu l’affadissement de la spécificité du P.E.I. Il se trouve même que les compétences transversales du P.F.E.Q. vont bien au-delà de l’aire d’interaction « apprendre à apprendre » qui se situe au coeur du P.E.I.

Le Programme d’éducation internationale continue d’offrir une éducation supérieure à la moyenne pour plusieurs raisons. D’abord, elle a développé au fil des ans une praxis relativement à l’apprentissage global, l’ouverture interculturelle, la communication et l’intégration des « aires d’interaction » (apprendre à apprendre, communauté et service, santé et formation sociale, environnement, homo faber). Mais surtout, les examens d’admission font en sorte que les meilleurs élèves accèdent au programme ; d’un point de vue socioconstructiviste, la communauté éducative dans laquelle baignent les élèves multiplie les apprentissages. Par contre, on déplorera l’homogénéité de la clientèle étudiante. Les enseignants du programme régulier déplorent l’écrémage des élèves au profit du P.E.I. On s’étonnera, par ailleurs, qu’une école publique limite l’accès à un programme d’étude non spécialisé.

La décision du Upper St. Clair School Board de mettre fin à leur adhésion à l’Organisation du baccalauréat international (O.B.I.) repose principalement sur le coût de cette adhésion (200 000 $ annuellement), somme qui privait les autres initiatives pédagogiques d’importantes ressources financières. Il s’agit d’un argument de taille. J’ignore précisément combien il en coûte à l’école ou aux parents pour maintenir le P.E.I., car ce sont des chiffres qui ne sont pas claironnés très haut. Mais je sais qu’ils sont substantiels.

Le principal problème du P.E.I. tient à son assujettissement à l’O.B.I.. Les solutions toutes faites entraînent une certaine complaisance, en plus d’étouffer les initiatives de diversification qui pourraient mieux répondre aux besoins des élèves. C’est d’ailleurs l’un des arguments évoqués par les dirigeants du Upper St. Clair School District. Il est insensé de croire que le P.E.I. convienne à tant d’élèves québécois qui le fréquentent.

En quinze ans, j’ai vu l’évolution du P.E.I. Au début, nous avions les coudées franches, et l’expérimentation d’un nouveau programme nous exaltait. En bon gestionnaire, l’O.B.I. accorde un délai d’apprentissage et d’adaptation. Après 5 années, cependant, les mesures d’évaluation et de contrôle se sont avérées plus insistantes. Petit à petit, l’étau s’est resserré. Cette année, alors qu’on se prépare à une évaluation, l’administration n’en a plus que pour la visite des représentants de l’O.B.I. On s’exerce aux courbettes. Forcément, la paperasse s’est abattue sur les enseignants, histoire d’afficher notre uniformité et notre conformité aux exigences du programme.

Les tracasseries administratives sont le signe d’un mal plus grave, comme les démangeaisons sous le joug. En fait, les obligations du programme (tutorat, synthèses, évaluation de la méthodologie du travail intellectuel, évaluation du service communautaire, etc.) et de l’administration (refonte des plans de cours, modèles de cours, rapports d’évaluation critériée, etc.) grugent le temps. Mais pis encore, elles éteignent notre passion. Les enseignants sont capables de grandes choses quand on leur donne carte blanche. La flamme, comme on le sait, s’attise à l’oxygène. Je le sais, car elle nous a déjà transportés.

Mise à jour, 7 avril 2007 | Tout laisse croire que certains des élèves ayant émis des commentaires entre le 29 mars et le 2 avril ont été suspendus de l’École secondaire de Neufchâtel pour avoir proféré des menaces et des propos injurieux sur un site Web de leur facture. La nouvelle a été rapportée dans le quotidien le Soleil, comme le rapporte Gilles dans le commentaire en date du 5 avril. Plusieurs blogueurs ont exprimé leur point de vue sur cet événement. Pour plus de détails, voyez ce nouveau billet.


Par ricochet :
La spécialisation des écoles
Les parents sont las d’attendre

Vous pouvez suivre les commentaires en réponse à ce billet avec le RSS 2.0 Vous pouvez laisser un commentaire, ou trackpack.

78 commentaires

  • marc lambert says:

    Bonjour tout d’abord, sachez que vous n’êtes pas seul dans ces condition qui sont selon moi et vos témoignage qui porte a croire defavorable en vers le programme il faut arrêter de sobstiner a chialer il faut trouver des solutions et vite le problème est l’échelle provinciale alors si vous en avez vraiment marre.Aider moi s.v.p!Je suis prêt a tout mettre en oeuvre pour trouver des solutions vous aidez mais j’ai besoin de gens qui veulent vraiment et qui ne lacheron pas a la premiere decption.Donc, si vous êtes partant faites moi le savoir et une révolution se lèvera il y a toujours de l’espoir il suffit de la faire grandir êtes-vous avec moi????

  • Simon Goyette-Cauchon says:

    Bonjour !
    Je suis présentement en seconda aire cinq au Programme d’Éducation Internationale de l’école de la Magdeleine, à LaPrairie. Je pense fermement que les valeurs prônées par le BI sont correctes et sincères. Cependant, je moyen utilisé pour les transmettre sont totalement insensées, à mon avis. Ce n’est malheureusement pas en oubligant vos élèves à décrire en 500 mots si vous avez bien décrit la branche « conceptualisation propre à l’être humain » de la branche « apprendre à apprendre » des « aires d’interactions » que vous allez m’apprendre à être organisé. Ce n’est pas non plus en recherchant quatre manières différentes de coudre un chandail ou de rechercher les normes de sécurité ou les précautions à prendre lorsque nous faisons de la couture que nous allons devenir plus responsable. Enfin, ce n’est pas non plus en faisant des « devoirs écrits en classe », des « évaluations criteriés » de mathématique ou plutot « comment faire un examen qui dure trois fois plus longtemps » que nous allons être supérieur au niveau académique. Cependant, au terme de mes études secondaires, je peux affirmer qu’une fierté énorme s’emparera bientôt de moi. La fierté d’avoir fini ce que j’avais entrepris. Voilà ce que je retiendrai de mon expérience. De plus, je peux dire que la vie de groupe est hautement favorisée, puisque pendant cinq ans nous avons cotoyés les mêmes personnes. De grandes amitiés se sont formées, ce qui favorise grandement le support moral nécéssaire pour passer au travers du programme.

    D’une autre part, tous ceux qui disent avoir développé une méthodologie de travail et une meilleure organisation, n’avez-vous jamais pensé que vous préparer cinq ans pour votre CEGEP qui durera deux ou trois ans est un peu aberrant? Je pense aussi que le PEI ne forme pas des élèves plus responsables pour la simple et bonne raison qu’ils l’étaient déjà fort probablement avant d’entrer à cette école.

    En conclusion, le PEI ne fait pas de miracles, ne modifie pas vraiment la manière de penser et ne favorise pas vraiment l’acceptation au CEGEP (puisque les élèves étaient déjà « supérieurs » aux autres), mais forme plutôt des valeurs d’endurance, de support et de fierté du travail accompli aux élèves qui y participent.

  • MAP says:

    Je suis d’accord avec toi Simon.

    La fierté du travail bien fait est très importante, et c’est pratiquement la seule valeur qu’on m’a inculqué de mon secondaire 1 à 3 inclusivement. Il ne faut pas se le cacher, le Programme d’Éducation International recrute parmis les meilleurs élèves, et ne se gène pas pour retrancher ceux qui ne correspondent plus aux critères élevés.

    Sans vouloir reprendre les points de d’autres qui l’ont déjà mentionné, ce n’est pas le fait de savoir dire «je suis un élève studieux qui aime les sports et qui pratique la clarinette» qui nous fera devenir de meilleures personnes. Car, avouez-le, élèves et compagnons, nous avons tous déjà eu à écrire quelque chose de semblable sur un Auto-Portrait, une feuille de connaissance de soi ou encore durant un examen criterié en éthique et culture religieuse!

    Mais bon, malgré tout ce qu’on peut dire, ce programme, je l’aime. Il me tient à cœur parce que j’aime me retrouver en présence de mes amis, qui sont pour certains, j’en suis navré pour mes proches, maintenant plus intimes que ma propre famille! Malgré un coût imposant qui m’obligent à travailler des heures de fou la semaine et de bosser les fins de semaines comme plongeur au salaire minimum, j’adore par dessus tout les activités qui nous regroupent et créent au beau et bon sentiment d’appartenance.

    Suite à ceci, je m’incline devant vous pour la fougue avec laquelle vous tous défendez vos valeurs et je vous remercie de ce soutient qui semble peut-être futile, mais qui me réconforte énormément.

    À bientôt,
    MAP, étudiant de 2e année du 2e cycle du secondaire (sec. 4)

    NB: Mon opinion sur un certain manque d’esprit:

    Les Aires d’Interactions et le Profil de l’Apprenant sont de bonnes bases pour commencer l’éducation, mais je crois que s’y limiter est une pure perte de matière grise qui pourrait être investie dans un domaine beaucoup plus utile pour la vraie vie (par exemple les arts, la culture, l’économie, le cours de Formation Professionnelle et Sociale (FPS), etc.)

  • Anne says:

    Ah ce bon vieux PEI…j’en suis à ma cinquième et dernière année et je n’ai qu’une seule envie, que tout ceci s’achève au plus vite. Ce n’est pas tant que je ne sois pas apte à passer au travers, mais la surcharge de travail, les nuits blanches passées à travailler, les évaluations critériées, tous ces facteurs nous otent le goût que nous avions d’être ici.

    Je savais bien que j’allais devoir trimer dur, mais ai-je réellement besoin d’en faire autant? Vous verriez tous, ou plutot, la majorité des élèves de mon école, ils sont tous totalement desespérés de finir cette année scolaire.

    On nous dit que cela en vaut la peine, mais il est parfois bien difficile de croire à cela lorsqu’on a tout simplement plus aucun temps pour avoir une vie.

    On dirait que l’IB croit que l’école est notre seule activité et notre seul centre d’intérêt et que l’on a rien d’autre à faire que des projets.

    J’en suis à un point que si je suis encore au PEI c’est que j’ai travaillé trop fort et dépenser trop d’énergie dans ce programme pour lâcher la dernière année.

    D’un autre côté, je sais bien que cela doit m’avoir servi à quelque chose, mais c’est beaucoup trop, beaucoup trop…

  • Alexandra says:

    Je suis moi-même étudiante en secondaire 5 au PEI. J’étais en train de rechercher des informations sur le PEI pour faire mon projet personel, quand je suis tombée sur ce forum…Je crois que chacun et chacune ont raison en affirmant les points forts et les points faibles du PEI. J’ai moi-même voullu décrocher de ce programme à plusieurs reprises, car il ne faut pas le cacher le PEI est un programme particulièrement exigent qui demande beaucoup de temps de notre part, ainsi qu’une bonne dose de courage pour passer à travers tous ces travaux scolaires et tous ces projets. Souvent j’ai fait des nuits blanches, souvent j’ai voullu lancer a bout de bras tous ces projets critériés…Mes amis me disaient de lâcher le PEI, car j’était en train de me ruiner la santé…

    Toutefois, j’ai continué!!! Peut-être parce que je suis une entêtée qui ne renonce pas devant un défi. Pourtant je crois plutôt que, maintenant, quand je regarde tout le parcours que j’ai fait, que cela aurait été stupide de ma part d’abandonner. Le PEI m’a vraiment apporter, je suis aujourd’hui une personne grandie, beaucoup plus mûre et autonome. Plus aucun obstable peut me faire peur maintenant que j’ai bientôt terminé ce programme. Ainsi la mission de l’IB voulant nous rendre de meilleurs citoyens est, selon moi, atteint. Le PEI m’a permis de m’ouvrir aux autres et d’arrêter de penser qu’à moi-même. Voilà pourquoi, j’ai décidé que mon projet personnel serait un site sur le PEI. Ce projet n’est pas de tout repos, je le sais bien…c’est pourquoi je passe mes vacances de Noël à faire du pp, mais j’en ai vu d’autres et je ne me décourage pas…Et pour tous ceux étant dans la même situation que moi, je ne vous dit qu’un mot: Courage!…Il ne vous en reste plus gros…Après vous pourrez vous vanter d’avoir survécu au PEI :)

  • maxime says:

    http://ca.youtube.com/watch?v=2ZG0RYpPKWM

  • Seb says:

    Je suis incoyablement soulagé d’avoir quitté le PEI après quelques années. Les aires d’interactions me donnaient le goût de vomir et je déteste le bénévolat. Après quelques années j’ai entendu des commentaires de certains de mes ‘chumés’ qui l’ont fait en entier et qu’ils ont travaillé comme des fous pour absolument rien. Passer de PEI à régulier a peut être été la meilleur décision de ma vie à se jour. À tous ceux qui sont encore dans le programme : vous attendez quoi pour abandonner?

  • Johanne says:

    Ma fille est inscrite au PEI dans une école publique Jean-Baptiste-Meilleur à Repentigny. Suite à la lecture des commentaires que vous avez reçus, je m’interroge si la surcharge de travail est aussi grande que dans une école PEI privé ? et si les critères d’évaluation sont aussi critiqués que dans les autres écoles offrant le PEI ? De plus, on nous a offert l’option d’achater le MAC IBOOK afin de l’intégrer sur une base permanente en classe. Je me demande si c’est une bonne chose de favoriser cette option, alors que ma fille abandonne le PEI à la suite de son premier secondaire advenant que le programme représente une trop grosse charge de travail ou qu’il ne lui convient tout simplement pas ?
    Une maman mêlée.

  • Il faut prendre garde de ne pas étendre les craintes à tous les PEI, ni surtout à tous les élèves. Je vous suggère de continuer à discuter avec votre fille de la charge de travail imposée par l’école.

    La question du iBook est plus évidente, et ma réponse sans réserve : c’est le meilleur achat que vous puissiez faire pour l’éducation de votre fille, quoi qu’il arrive. Non seulement est-ce le meilleur ordinateur sur le marché pour un élève ou un étudiant, mais cet outil mènera à des apprentissages plus durables et plus pertinents que bien des choses que l’école lui enseigne. Qu’elle soit au PEI ou dans un autre programme n’y changera rien.

  • PEIenne :) says:

    Je suis moi-même étudiante au P.E.I depuis cinq ans (Il ne me reste que quelques semaines avant d’avoir terminé ce programme) à la polyvalente de Victoriaville et je dois dire que la majorité des étudiants et des enseignants apprécient le programme. Bon, c’est vrai que pour le projet personnel la méthode de correction est plutôt mauvaise étant donné que le commentaire est plus important que le projet lui-même, mais en général les plaintes ne sont pas aussi sérieuses qu’à vos écoles. Je pensais que le programme internationnal était généralement le même partout, mais il semble que je me sois trompée!

  • Jeffrey Brown-Pagé says:

    Bonjour à tous,

    Je suis maintenant étudiant du PEI depuis 3 ans et je souhaite affirmer que ce programme est tout à fait exempt de problèmes pour les étudiants, du moins, à mon école (qui s’avère être la votre M. Guité puisque je suis à la même école que Marc Lambert). Je ne peux pas dire que les problèmes sont absents du côté des enseignants ou de l’administration puisque je n’en aucune idée. Pourtant, je peux affirmer sans aucuns doutes que les élèves du PEI à l’École Polyvalente Saint-Jérôme de secondaire 4 sont à l’aise avec le programme actuel (excepté pour la réforme qui est, pour moi, une monumentale erreur permettant à tout le monde de se rendre sur le marché du travail sans en avoir les compétences). Si la population étudiante de l’International et du régulier sont si peu attachées entre elles, c’est parce qu’elles sont isolées l’une de l’autre (aile A réservée à l’Inter, etc.). De plus, je ne peux pas cacher que les élèves du régulier sont souvent contre l’Internationnal et vice-versa pour une raison quelconque et que c’est un problème que l’on se doit de règler.
    Cependant, je suis peu d’accord avec la majorité des plaintes au sujet du projet personnel. Je ne sais pas pour vous, mais à mon école, la seule VRAIE consigne pour la sélection du PP, c’est « Vous devez AIMER ça. » Moi, j’ai choisi de créer un CD de rock progressif avec deux de mes amis et je commence bientôt. Je fais ça parce que je veux jouer du drum. Je peux comprendre que le travail de recherche peu sembler énorme (4000 mots minimum) et que le temps manque mais si vous détestez tant votre projet personnel, pourquoi l’avez-vous choisi ? Si vous aimez ce que vous faites, tout sera facile.
    Et pour les travaux, je suis désolé mais je me trouve avec des centaines de devoirs qui sont tous… facultatif ! J’ai seulement l’impression d’être plus mature puisque si j’ai besoin de faire mes devoirs (ce qui n’est vraiment pas le cas en ce moment), je les fais et sinon, tant pis ! J’ai l’impression que les profs du PEI considèrent plus leurs élèves comme des jeunes adultes que des adolescents, si vous voyez la nuance.
    Finalement, ceux qui disent que le PEI ne sert à rien et qu’on apprend exactement ce que le régulier apprend avec une centaine de devoirs supplémentaires, détrompez-vous. Je crois être le seul de mon voisinage à pouvoir entretenir une conversation en anglais et en espagnol sans problèmes, à faire du bénévolat (j’ai fait 70 heures de plus que demandé et je me sens bien quand même), à savoir comment présenter un travail adéquatement et plus encore !
    Le seul point faible que je concède au PEI, c’est la maudite obligation de suivre les cours d’art plastique. Pour moi qui déteste cette sorte d’art, ce ne me sera aucunement utile pour ma vie future et j’aurais préféré pouvoir choisir la musique ou l’art dramatique. Pour ce qui est du reste, le PEI reste tout de même le programme enrichit le plus accessible et le moins couteux (moins cher que l’école privé tout de même) et je suis heureux d’en faire partie puisque ça m’a fait grandir.

    Jeffrey Brown-Pagé
    PEI4 – Polyvalente Saint-Jérôme

  • Jeanne says:

    C’est par pur hasard que je suis arrivée sur cette page, mais ce qui est encore plus étrange c’est que j’ai cité des informations de votre site, M. Guité dans mon projet personnel. Je suis une étudiante qui finit cette année au P.E.I et je partage la plupart des sentiments exprimés sur cette page. Tout d’abord, je suis parfaitement d’accord avec Jeffrey Brown-Pagé quant au projet personnel. Moi, j’ai organisé une collecte de livres usagés dans mon école que j’ai ensuite donnés à la Fondation des Parlementaires Québécois, qui elle, les trie et les envoie dans des pays en voie de développement. J’appréhendais beaucoup le projet personnel, parce qu’on m’en avait dit bien du mal, mais ce fut un véritable jeu d’enfant. La plupart des personnes qui le critiquent sont celles qui s’y prennent un mois avant la remise. Je conseille à tous d’en faire un peu chaque semaine et vous allez facilement vous en tirez. 4000 mots, je vous jure, c’est difficile de se restreindre. On a tellement à dire, qu’il faut couper. Je pense que le projet personnel est excellent pour former les jeunes. On se rencontre à la fin que le plus important ce n’était pas l’évènement en tant que tel ou la création, mais bien la démarche que l’on a fait pour en arriver là. La démarche vient appuyer notre projet et le rend crédible. Cela m’a fait comprendre que la réussite d’un projet demande de l’organisation, mais aussi une réflexion qui donne un sens à notre projet et nous fait croire en lui. Je pense que le but ultime du projet est de nous montrer la démarche à suivre pour créer nos propres projets dans l’avenir. De plus, je pense que les valeurs du P.E.I, si on peut les appeler comme ça, ont eu un effet positif sur la plupart des élèves. Bien sûr, on reste des adolescents…J’imagine qu’avec le temps, chacun va vieillir et va en ressentir les effets un jour ou l’autre dans un aspect quelconque de sa vie. Je pense par contre que l’examen d’admission au P.E.I n’est pas parfait. On peut être très intelligent, avoir de bons résultats, mais se foutre des autres et ne pas correspondre aux valeurs du programme. Je comprends toutefois les réticences des écoles publiques qui ne veulent pas perdre une certaine clientèle qui irait peut-être au privé. Je n’ai rien à dire à propos des évaluations critèriées. Ma critique se limite peut-être à mon école, mais elle vient du fait que dans ma ville, le secondaire 1 et 2 se fait à une école et que le reste se fait dans une autre. Dès que je suis arrivée en secondaire 3, j’ai arrêté d’entendre parler des attitudes et des aires d’interaction. Toutes ces belles valeurs ont laissé place à la performance scolaire et je trouve cela vraiment dommage. Je ne pense pas que l’éducation se limite aux pourcentages. Heureusement, certains professeurs ont réussi à nous transmettre de belles valeurs durant ces années. En somme, je sais que beaucoup d’étudiants chialent à propos du P.E.I, mais laissons-nous quelques années de recul pour pouvoir affirmer quoi que ce soit à propos de notre secondaire. Sur ce, je me tais!

    Jeanne Reynolds

  • Je suis ravi que Pierre-Étienne, Jeffrey et Jeanne aient bien profité de leur Programme d’éducation internationale. C’est tout à leur honneur. En quelque sorte, cela transparaît dans la qualité de leur écrit.

    Une petite correction pour dissiper un malentendu : je ne fréquente pas la même école que Marc Lambert, comme Jeffrey le laisse entendre. Comme je le stipule dans mon billet, j’enseignais à cette époque à l’école secondaire De Rochebelle.

  • Alexe says:

    Je suis au P.E.I en secondaire 4, bientôt 5
    Je suis en réflexion à savoir si je dois rester dans le programme car, en plus d’être dans la réforme, pour mon programme au cégep je dois opter pour chimie, physique et maths sciences naturelles (anciennement 536).. Mes moyennes en secondaire 4 sont d’environ 70 – 75 %

    Je considère avoir déja appris plusieurs méthodes de travail au P.E.I mais j’ai trouvé mon secondaire 4 très chargé et moi qui n’a vraiment pas l’habitude d’etre stressée je l’ai beaucoup été cette dernière année.

    De plus j’ai une fâcheuse tendance à être de dernière minute.

    Selon vous est-ce que le P.E.I serait un fardeau de trop pour moi en secondaire 5, en tenant particulièrement compte de l’empleur du projet personnel ?

  • Alexe says:

    Je tiens à ajouter que au long de mon secondaire j’ai pensé à sortir du programme après chaque année car je le trouvais très inutile et on voit très peu les impacts qu’ont nos projets sur lesquels on a travaillé pendant de longues heures, car la plupart ne comptent même pas sur nos notes de bulletin, servent uniquement à envoyer à l’O.B.I. ..
    Je suis resté jusqu’à maintenant surtout parce que mes parents ont insisté…
    Mais je crois que le secondaire 5 serait une surcharge, mais le diplome de l’O.B.I me servirait-il vraiment?

  • Alexe says:

    Je tient aussi à préciser que après chaque année de mon secondaire j’ai songé fortement à sortir du programme mais j’y suis particulièrement resté pour mes parents.. Par contre je ne regrette pas d’être restée mais je crois que mon secondaire 5 serait l’année de trop..

    Le diplôme P.E.I m’apportera t-il vraiment quelque chose?

  • Il m’est difficile de répondre clairement à tes questions, Alexe, car je ne sais guère de quel bois tu te chauffes. Ce que je puis te dire, par contre, c’est que ta dernière question n’est pas la bonne. Tu ne dois pas tant te soucier de ce que le diplôme de l’O.B.I. que de ce que le programme t’apportera en fait d’apprentissages. Car il n’y a que cela qui compte en fin de compte.

    Je peux t’assurer que le diplôme en soi ne vaut rien. Je ne connais aucune institution qui demande à le voir.

    Ce n’est pas du diplôme dont tu dois te soucier, mais de l’éducation que tu recevras. Tu dois analyser tes options et voir laquelle contribuera le plus à tes apprentissages à long terme. Si tu n’as que le choix du P.E.I. ou d’un programme régulier, je te suggère de rester au P.E.I., car les efforts que tu auras à y consacrer te seront bénéfiques.

    Si, par contre, tu optes pour le programme de formation régulière afin de disposer de plus de temps pour des activités d’apprentissage parascolaires ou des activités communautaires qui enrichiront ton portfolio de vie, alors peut-être vaut-il mieux que tu quittes le P.E.I. Cela dépend beaucoup de ton tempérament, de ta volonté, de ton autodiscipline à apprendre et à réussir dans la vie.

    Tu es à un âge déterminant pour ton avenir. Les diplômes n’y sont pour rien, crois-moi. Tout est dans l’effort et le sérieux de tes décisions. Je te renvoie à la fable de La Fontaine : La Cigale et la Fourmi, à ne pas prendre au pied de la lettre, bien sûr. Bon succès!

  • Ces deux derniers commentaires font écho à mes propos récents : « La tranche d’âge des apprenants que j’accompagne se caractérise notamment par une notion abrégée du temps : ils vivent le présent, le passé ne les intéresse plus, l’avenir pas encore. »

    Comment les amener à considérer le long terme ?

  • Sabrina says:

    Moi, j’étais une élève de PEI jusqu’à l’année passée et j’ai bien aimé mon expérience : avec ses bons et ses mauvais côtés. Effectivement, c’est difficile pour les professeurs comme pour les élèves, mais rien ne m’a autant ouvert l’esprit. Rien au monde ne m’a fait sentir mieux que le PEI, car j’ai passé les cinq plus belles années de ma vie à apprendre ce que d’autres n’apprenaient pas et je me suis aussi découvert en tant que personne. On acquiert notre maturité plus rapidement, au PEI, aussi, on avance vraiment plus rapidement. Les questions stupides sont mises de côté et les niaiseries inutiles aussi : on avance. Pour les élèves aptes à suivre leurs cours dans ce programme, c’est ce qu’il y a de mieux. Bien mieux que les écoles privées qui coûtent cinq fois le prix. Merci.

    Selon moi, ceux qui ne sont pas capable de suivre ne sont pas à leur place, il faut de l’organisation et de l’ambition pour réussir.

  • @Gael : J’ai déjà fait cette réflexion. Je suis plutôt d’avis que les jeunes ont une perspective différente sur le passé et le futur, ce qui est tout à fait normal considérant leur âge et leurs expériences de la vie. Philosophiquement et psychologiquement, notre rapport au temps change au fur et à mesure que nous progressons sur ce continuum. Du coup, il se crée un fossé générationnel évident. Il revient davantage au professeur à saisir les différences de perception.

    @Sabrina : Je suis d’accord avec ton propos, lequel rejoint largement ce que j’exprime dans mon dernier commentaire. Toutefois, je ne puis approuver l’opinion exprimée dans le dernier paragraphe. Je suis même étonné que cela provienne d’une élève qui aurait bien intégré la philosophie du P.E.I. au regard des aires d’interaction, notamment le service communautaire.

  • J. Garneau says:

    Hahaha c’est vraiment drôle ce que la hasard peut faire. Je recherche Projet personnel P.É.I. sur google pis vlà-t’y-pas que je tombe sur le blog de mon ancien prof d’anglais ! Bon, évidemment, mon opinion : J’ai pas vraiment de problème avec le P.E.I., parce que mon projet personnel, je vais le faire sur quelque chose qui me passionne, et en plus en secondaire V, on ne fait plus (presque plus) de synthèses, mais par contre, j’avoue que j’vois pas vraiment d’utilité à faire le journal de bord en musique, par exemple, ce serait beaucoup plus constructif si on pratiquait plus notre dextérité instrumentale par exemple. Ah oui et les exigences hors-cours sont… exigeantes, justement parce que moi j’ai un horaire chargé c’est fou, j’ai mes cours de conduite, le PP, le Communauté et Service, mon travail à temps partiel, mes cours de piano, mes pratiques de piano, mes dictées et je ne peux couper dans absolument rien de tout cela mais pour l’instant j’arrive dans mon temps, c’est pas si mal. Mais par contre, que j’en voie pas un me dire qu’on aura pas appris à bien travailler après le PEI.

  • Lisa says:

    Je suis une future enseignante et je m’intéresse dans le cadre de mes études au programme international. Moi et deux de mes collègues avons fait en tant qu’étudiantes le programme international et nous nous demandons aujourd’hui si le programme international est véritablement un programme pour les élèves doués… parce que malgré toutes les belles paroles qui sont exprimées par les diverses organisations responsables du programme international, il est clair que le programme s’adresse (au Québec du moins) à des élèves doués. Je peux comprendre les nombreux étudiants qui ne voient pas les résultats des efforts qu’ils investissent dans leur parcours scolaire. J’ai moi-même été au bout de mon rouleau à quelques reprises dans mon parcours. Par contre, avec du recul, je suis reconnaissante des apprentissages que j’y ai réalisés. La perfection en éducation n’existe pas. Aujourd’hui, après plusieurs années d’implantation, la réforme scolaire ne fait pas l’unanimité et je ne crois pas qu’aucun programme scolaire n’y arrivera. Cependant, en tant qu’enseignante et qu’étudiante à l’université, je dois souligner les forces du programme international qui effectivement invite les élèves à se questionner et à raisonner leurs démarches dans toutes les matières.
    Ce qui pousse ma réflexion en ce moment, c’est la distance qui se crée entre les exigences du BI et celles de la SÉBIQ. La SÉBIQ tend à corrompre le programme d’éducation international en un programme élitiste ce qu’il n’était pas au départ.
    Pour ceux qui connaissent un peu les recherches en éducation, ma dernière question porte sur le fait que les PÉI regroupent les élèves en classes par niveaux (regroupant les forts et laissant les élèves moyens et faibles dans les programmes réguliers) Comme Lautré le démontre dans ses recherches, le regroupement a des effets iatrogènes sur l’estime de soi des élèves, sans avoir (toujours selon Lautré) d’effet concret. Il faut relativiser et considérer que Lautré n’a pas spécifiquement mesuré le PÉI, mais bien des regroupements d’élèves forts. En tant qu’ancienne étudiante, je ne peux pas dire que le programme m’ait personnellement atteinte dans mon estime, mais en tant que future enseignante je me questionne sur les implications d’une telle recherche…

  • Philippe Fortin Simard says:

    J’ai étudié dans le programme international pour l’ensemble de mon secondaire et j’ai décidé de poursuivre dans cette voie au CÉGEP. Ce choix vous laissera probablement croire que j’ai bien acquis et absorbé tous les principes du BI, mais cela n’est pas le cas. En effet, je n’étais pas particulièrement enchanté d’étudier dans ce programme, d’autant plus que j’ai découvert, au cours de mes dernières années d’études secondaires, que le diplôme qu’on nous remettrait n’était que très peu reconnu. Bien sûr, il m’a aidé à mon admission au CÉGEP, mais c’était le seul laissez-passer qu’il m’aiderait à obtenir. C’est d’ailleurs ce manque de reconnaissance qui m’a poussé à intégrer le programme du BI de niveau CÉGEP, car j’envisage de prestigieuses études à l’international. Je suis maintenant sur le point d’entamer ma deuxième session dans le programme et je dois avouer que je reconnais aujourd’hui la valeur des enseignements que j’ai reçus au secondaire. En effet, lorsque je me compare à nombre d’autres étudiants n’ayant pas étudié dans le programme international avant leur entrée au CÉGEP, je remarque que les méthodes de travail qu’on ma inculquées et les charges incroyables de travaux auxquelles on nous soumettait on après tout porté fruit. Bien évidemment, cela est dû en grande partie aux excellents professeurs qui m’ont enseigné, mais aussi, je crois, aux contraintes et au contenu du programme international. Je ne suis toujours pas convaincu que les aires d’interactions sont bénéfiques (d’ailleurs, elles ne sont pas présentes au niveau CÉGEP), mais les critères d’évaluation et les projets BI le sont et m’ont définitivement aidé à réussir.

  • Sofia says:

    Bonjour/Bonsoir,
    Je suis originaire du Maroc, et j’étudie en ce moment à l’école Al madina, à Casablanca. Cette « école » nous a proposé l’année dernière de suivre une sorte de programme appelé Sanction officielle, qui nous permetra soit disons d’obtenir un diplome reconnu par toutes les universités du monde. Au début, on y croyait, on nous disais qu’on ne fournirait pas de grands efforts, et que nos études se passeraient tout à fait normalement. On se retrouve avec des notes en baisse, vu la sévérité de la correction des taches critériées, car elle vont être envoyées au Canada. Au lieu de nous concentrer sur notre orientation, et les matières qui vont nous permettre de choisir nos filières, on se retrouve à perdre notre temps avec ces taches, ainsi que certaines matières qui ne sont même pas comptées dans le bulletin de fin de trimestre. On passe notre temps à trimer et à bosser comme des malades, pour un résultat desespérant et qui ne nous encourage pas. Au début on nous disait que les taches se termineront en mois de Mars, mais le mois de Mars arrivé, on nous dit qu’on va poursuivre notre travail jusqu’en mois de Juin, alors qu’on est censés nous concentrer sur notre orientation ( On est actuellement en Tronc commun, ou 5ème pour le système français). On est vraiement fatigué, on ne voit pas l’intêret de tout celà, moi personnellement je n’en peux plus, à cause du PPCS, ma santé en a vu des couleurs, je ne fais même plus mon sport, alors que je suis diabétique, et je risque gros, je n’arrive pas à équilibrer entre les études et ma santé. Moi qui veut faire science maths l’année prochaine, je me retrouve à travailler des matières comme le Design, l’information ou bien les arts visuels. Au lieu de faire trois tâches en Physique chimie, pour l’instant on en a fait 7 ou 8, et on doit encore en rendre 2 ou 3!
    Alors mon conseil pour les générations prochaines, si je peux en donner, c’est d’éviter tout ce qui concerne l’OBI, suivez vos études normalement, sans prises de tête !

  • Saadia says:

    Sofia et moi sommes dans la même classe ( Tronc Commun ou 2ème pour le système français ).. Et à présent, j’ai les notes les plus catastrophiques que j’ai jamais eu durant toute ma scolarité, et ce à cause du programme du PPCS qui nous oblige à négliger les matières principales qui vont nous aider dans notre orientation comme les maths, physique et les sciences naturelles et à faire des taches critériées à la con qui je ne sais pas à quoi vont nous servir à part de nous pourrir la vie ( Je suis désolée pour le terme que j’ai employée mais c’est plus fort que moi )
    Alors un conseil : Suivez le conseil de Sofia !

  • Meryeme says:

    Je suis élève aux écoles Almadina, j’étudie le programme du cycle secondaire (P.P.C.S) depuis ma 6eme année au primaire. En classe de brevet la directrice de mon établissement ainsi qu’un professeur est passé dans nos classes pour nos parlé d’un certain programme spécial qu’on pourra suivre l’année prochaine (en seconde) qui nous sera d’une grande utilité à l’avenir et qui nous offrera beaucoup de facillités etc..
    Bien, après ce préambule venons en au fait, ce programme est tout ce qui est de plus médiocre, (excuser le terme, malgrè que personnelement je ne le trouve pas assez fort !) Pourquoi je le qualifie de médiocre ? Et bien tout simplement parce que c’est un programme qui nous impose des matières inutile tel que le Design, l’informatique et les arts visuel.. je ne dis pas que c’est mauvais comme matière, loin de là… Seulement quand ces matières se transforment en projet tel qu’une carte géographique de casablanca en 3D, l’élaboration d’un luminaire, fontaines… en Création de site web ou encore la reproduction d’une toile ou autre… Limite sa devient bien plus qu’angoissant ou stressant, c’est carrément chaotique, sans mentionné le fait que ces matières nous prennnent beaucoup de temps, donc pas le temps de travaillé autre choses (et ces autres choses sont biensur : les maths, physique et SVT..) à la maison. En plus de sa nous avons, cette année un projet très appelé projet personnel, qui consiste au fait à faire un projet tout simplement (plus vague que sa tu meurt! ) que ce soit un événement, un essai, ou une création .. voilà ! Et sa compte pour ta note de français ATTENTION ! on le prend pas à la légère ce truc et si tu ne remet pas ton projet a temps c’est ta note de discipline qui prend des coups…
    Conclusion : L’OBI est particullièrement efficace pour faire baissé tes notes, il t’aide à avoir un niveau au dessous de médiocre, il insiste sur le fait que les matières scientifiques ne servent à rien, qu’il faut se tuer pour réussir ses études, et quoi que tu fasse tu n’aurais jamais un bon niveau. Et ce que vous vivez en seconde n’est riiiiiien par rapport à ce qui va suivre … !

  • Do' says:

    Je suis de la meme classe que Sofia, Saadia et Meryeme.

    Imaginez, en ce mois de M.A.R.S ( qu’on a appelé Mois d’Acharnement Réciproque & Sadique ), tous les profs qui sombraient dans un sommeil profond , ou hibernaient carrément, durant tout le premier semestre se sont réveillés en même temps en disant : Oh ont a oubliés d’leur donner leur taches ( qui sont censés être répartis sur 6 mois ) , ah bah tiens c’est pas grave ont leur balance tout d’un coup !
    ( Mars les taches doivent etre toutes envoyées je précise )
    Du coup on se retrouve dans ce mois de mars avec les taches de toutes les matières, sans parler du Design de l’informatique et du ‘magnifique’ et ’sublimissime’ [Ironie] Projet Personnel !! Je me retrouve a bosser chaque jour de ces deux dernières semaines pendant 4 à 5 h après les cours, sans compter que le dernier weekend et sans AUCUNE exagération, j’avais 17 h de travail ! 17h en deux jours ! (Dont je n’ai pu faire que 11h car , je vous rappelle, je suis un être humain au cas ou on me confondrait avec Wall-E, par hasard :D )

    A l’heure que je vous parle , j’ai encore deux taches de physique a rendre pour demain, finir mon cycle de conception pour l’info, et une tache d’histoire géo pour demain aussi … Mais je suis tellement surmenée que même si j’ai du temps pour travailler j’y arrive plus … Même quand je ne fais rien, eh bah non, mon cerveau travaille a cent à l’heure pr réfléchir a comment planifier ma semaine pour tout faire ! Je n’ai jamais senti mon cerveau travailler autant même quand je médite, je ne fais rien, je n’arrive plus a vider mon esprit … ( Je crois que si on reliait mon cerveau a une centrale électrique, il y aurait de quoi alimenter toute une ville en électricité pour les dix ans a venir :D )

    J’en peux plus ! Au début c’tait juste fatiguant et c’est tout, maintenant c’est et mon moral qui encaisse, et ma santé aussi ! Stress et surmenage, & Manque de sommeil incroyable , c’est intolérable … Quand je me rappelle le jour ou la directrice est venue nous annoncer le certificat, waw, la comédie : C’est une certificat qui va bcp vous aider dans votre CV (Je rappelle qu’ici au Maroc ce certificat n’est même pas reconnu !! ), il n’y aura aucune surcharge, rien , que du bien pour vous, c’est a ne pas rater ( même les 300Euros qu’on a payés n’étaient pas a rater asq’ui parait :D ) , il n’ya que 30 places .. Blah blah blah … Et EVIDEMMENT , avec toute l’évidence de l’univers, tous ce qu’ils avaient dit était vrai [Ironie] …

    A vrai dire, s’ils nous demandent de nous organiser a chaque fois q’on se plaint ( et qu’ils nous traitent de PLEURNICHARDS, attention, PLEURNICHARDS , alors que je suis dans le bord de la DÉPRESSION NERVEUSE ) , même si la question n’est pas du tout dans l’organisation mais dans le fait qu’on est pas des WALL-E, j’insiste, alors ils n’ont qu’a s’organiser eux même d’abord au lieu de nous envoyer des tache et du travail surchargé dès q’ca leur chante … !

    Je tiens aussi a souligner un point très important : Ce certificat de 5e année de PPCS est une première au Maroc, explications : c’est même la première expérience des dirigeants et des professeurs avant celle des élèves, surexplication : il vivent ça pour la première fois donc normal qu’ils rament un peu ( beaucoup a vrai dire ), traduction : on est de vrais rats de laboratoires !! S’ils se trompent ou quoi q’ce soit dans le répartition des taches ou j’en ne sait rien, c’est pas grave pour eux ! Même si on subit les conséquences ! L’année prochaine il ne feront plus les mêmes erreurs parce que la promotion des rats de laboratoire sera déjà passée !

    Comme vous l’avez dit, et j’ai failli applaudir en lisant :Les directions d’école doivent être tenues imputables des promesses qu’elles font miroiter aux parents et aux élèves au moment de l’inscription. [...] Mais promettre une éducation, ce n’est pas comme vendre des hamburgers. On joue avec l’avenir des jeunes.

    Je ne sais pas quelle est votre position par rapport a ce programme de l’OBI, mais moi ma position vous l’a devinez déjà :D
    Je m’excuse si c’est assez long ce que j’ai écris mais ça m’a donnée la chair de poule quand j’ai découvert cette page de votre site, ça ma fait énormément plaisir de savoir qu’il y a d’autres personnes a travers le monde qui vivent la même mauvaise expérience que nous … Alors qu’on croyait être les seuls a s’en plaindre .

    D’ailleurs je ne veux pas donner l’impression que je pleurniche , mais j’avais le fort besoin de me vider a quelqu’un hors de notre classe ( maudite :D), et à un adulte surtout. Merci beaucoup si vous finissez par lire mon commentaire.

    Comme l’a dit une élève précédemment, tout ce qui nous ( je parle au nom de ma classe ) empêche de quitter ce foutu programme c’est de ne pas foutre en l’air tous nos efforts…

    Maintenant tout ce que je veux c’est que ce mois de mars finisse au plus vite, je suis fatiguée moralement et physiquement ( avec 8h de sport en une semaine parce que, ah on y reviens! c’est un tache de sport a rendre qu’on a eu pour les dernières semaines aussi, donc on se retrouve à des heures supplémentaire de sport ! 8h par semaine, de quoi tuer un chien …)

    Et que surtout qu’il n’est pas de répercussion sur notre santé après le passage de ce mois, parce que , personnellement, en tant q’humaine et pas WALL-E , j’insiste, surtout qu’a présent je ne retrouve plus gout a RIEN , j’ai l’impression d’avoir arrêté le cours de ma vie pour terminer au plus vite ce maudit mois de mars et ses foutues taches ( j’ai rêvé plusieurs fois de taches pendant mon sommeil, vous vous rendez compte ! ) et je me surprend a pleurer pour un oui ou pour un non, a déprimer dès que j’ouvre les yeux le matin, grosso modo ma santé morale a touché le fin fond !

    Bref , j’espère qu’on s’en remettra vite et que ma motivation pour étudier reviendra vite …

    Ça fait du bien de se vider . Merci .

    P.S : Je tiens a préciser que, il y a déjà un mois que je me suis carrément déconnectée des matières essentielles, la physique – chimie surtout , je ne sais même pas le titre de la leçon qu’on est entrain d’étudier a présent ! Durant tout ma vie je ne suis jamais arrivée a ce point ! J’ai toujours aimé les études ! Maintenant j’en suis DÉGOUTÉE & RÉPUGNÉE, c’est graave !!!

  • Mme. says:

    J’ai vécu exactement comme toi cette année (il n’en reste qu’une semaine, alors je la considère comme passé). J’ai eut l’impression de me donner à fond, sans que plus rien d’autre n’aille d’importance. Je n’avais plus de temps à moi (je ne parle pas comme ceux qui font 2heures de devoirs par soir et qui chiale, j’en faisais le triple, voir plus, car je voulais maintenir mes notes dans les 90%, ce qui est presque exceptionnel pour les gens du PEI de mon école). Et encore, je suis dans les personnes qui n’ont pas besoins de travailler certaines matières, tels que les maths, car j’ai de la facilité pour ça. Je suis tant tanné de travaillé en réfléchissant que je suis de moins en moins sur de mon choix de carrière (je me suis pris à rêver de devenir caissière ou autre chose de ce genre pour avoir moins de pression, et encore, dans ces moments la je trouvais que même le mcdo était trop, ce qui prouve que j’en ai vraiment mare de toute cette pression). En plus, ce n’est souvent même pas pour des matières essentielles que l’on travaille, mais pour des critères imbéciles et des qualités de l’apprenant qui ne servent à rien de plus qu’à rentrer dans les normes de l’obi. Personnellement, je fais partie de ceux qui conseille le PEI à ceux qui veulent vraiment avoir de bonne atmosphère de classe et qui veulent « faire partie d’une famille ». Mais je vous préviens, en générale on s’attache aux gens du PEI car seul eux comprenne l’enfer d’avoir beaucoup de travaille sans qu’on en voit l’utilité. En plus, comme tu ne vois plus ta propre famille, il est normal que le PEI devienne ta nouvelle famille (je dis cela par connaissance de cause et avec un sourire ironique et dégouté).
    L’an prochain je ferai le Projet personnel et j’espère franchement que ce ne sera pas aussi horrible que les gens le dise, car je devrai travailler à temps partielle de nombreuses heures (un prof nous a déjà dit que les nombres de travaille qu’on a ne tient pas en compte les jobs à l’extérieur de l’école car ce n’est pas sur le programmes et que si on manque de temps, il n’est pas normal d’en avoir). Je vois l’an prochain comme un enfer dans lequel je devrai me replonger pour redevenir un automate qui ne fait que travailler en espérant voir la fin de l’année arriver. J’en ai mare que les gens me croit malade quand ils me voient car je suis sur le bord du burn out. J’en ai mare de voir ma santé affecté par le manque de sommeil. J’en ai mare de pleurer pour un rien et sans raison. J’en ai mare de voir que personne ne nous écoute au PEI car les profs ne prennent pas l’opinion des élèves au sérieux. J’en ai mare de ne pas voir ma famille. J’en ai mare de ne plus pouvoir prendre le temps de faire du sport. J’en ai mare des fausses missions environnementale du PEI alors qu’il gaspille plus de papier que n’importe quoi d’autre. J’en ai mare de plein d’autre chose, mais en bref, j’en ai mare du PEI.
    Pour décrire la pression que fait la charge de travaille, je vous dis que je compte partir étudier à l’étranger dans une langue que je ne connais pas (le mandarin) alors que dans ce pays il faut travailler beaucoup (de 7h à 15h-20h selon les cas), mais que je vois cela comme une libération du PEI.
    Je ne parlerai même pas du fait qu’après cela des profs nous reprochent d’être paresseux…
    Mon opinion sur le PEI : plusieurs se pensent supérieurs aux réguliers, ce qui est inacceptable et faux. Il est par contre bien d’être, en général, avec des gens qui accorde un peu plus d’importance aux études. Mais sa principale lacune est assurément d’accorder trop d’importance aux faits de suivre « la méthode de l’OBI », et aux fait d’accorder plus d’importance à des critères et des réflexions débiles plutôt qu’à la matière elle même
    Vivement la fin du secondaire 5 (même s’il n’est pas commencer) et bonne chance à ceux qui débute.



Laisser un commentaire